Publié par : willem van cotthem | février 26, 2008

Nouakchott (Mauritanie): journalistes africains pour la gouvernance environnementale (Google / APA)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.apanews.net/apa.php?page=show_article&id_article=55937

Mauritanie – Environnement – Medias

Des journalistes africains plaident à Nouakchott pour la gouvernance environnementale

APA-Nouakchott(Mauritanie) La sensibilisation des décideurs politiques en Afrique sur l’urgence d’asseoir des politiques concertées dans le domaine de l’environnement a été à l’honneur à l’occasion de la deuxième conférence internationale du Réseau africain des journalistes de l’environnement (ANEJ) dont les travaux ont démarré dimanche à Nouakchott. La rencontre qui dure deux jours est organisée conjointement par la Mauritanie, le Mali, le Rwanda et l’Union Européenne.

D’entrée de jeu, la sonnette d’alarme a été tirée par le président de l’ANEJ (800 journalistes à travers l’Afrique), le journaliste mauritanien Sidi El Moctar Cheigueir, qui a affirmé que « les écosystèmes sont en danger comme jamais auparavant ».

Il a étayé sa thèse par le fait qu’il « ne se passe plus une semaine sans qu’un cataclysme lié aux dérégulations de la nature ne laisse, quelque part sur notre planète, des paysages en totale désolation ».

M. Cheiguer a rappelé dans ce contexte le tsumani asiatique et la tempête tropicale Katrina qui ont sévi il y a deux ans environ et a averti que d’autres tsumanis et d’autres tempêtes et cyclones menacent encore.

« Les forêts se rétrécissent, les déserts arrachent aux hommes des terres cultivables quand ils n’ensevelissent pas des villes entières, des glaciers des pôles fondent et accélèrent le réchauffement climatique », a-t-il également alerté.

Il a considéré que face à cet obscur tableau, l’Afrique se trouve dans la situation la « plus critique et la plus périlleuse, car vulnérable aux plans économique, social et politique ».

Pour lui, c’est un continent en quelque sorte laissé pour compte de la détérioration des écosystèmes et dont les dirigeants se doivent impérativement d’introduire la bonne gouvernance environnementale.

Si des mesures de réduction des gaz à effet de serre d’au moins 24% ne sont pas prises dans les toutes prochaines années, les effets de détérioration de l’écosystème seraient irréversibles dans 50 ans, a souligné le président de l’ANEJ en citant des études scientifiques catégoriques.

De son côté, la ministre mauritanienne chargée de l’environnement, Aichetou Mint Sidi Bouna, a assuré que son département appuie l’émergence d’une presse professionnelle vouée au développement durable et à la bonne gouvernance environnementale.

Elle a révélé le lancement par le ministère d’un « ambitieux programme » visant à créer, au cours de l’année 2008, un Système d’informations environnementales, avec l’appui de la Banque mondiale.

(continue)

MOO/aft/APA 24-02-2008


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