Lu au site : Alerte Google – désertification
http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article2179
Agriculture : Des technologies spatiales au service de la sécurité alimentaire
Anticiper les rendements agricoles, prévenir les sècheresses ou encore améliorer la gestion des ressources naturelles : telles sont les applications rendues possibles par l’observation de la Terre depuis l’espace. Les technologies spatiales, par les données qu’elles permettent de collecter, participent ainsi à la sécurité alimentaire mondiale.
« Dans le domaine de l’agriculture, l’Espace s’est avéré indispensable » affirme Gérard Begni, expert en environnement et développement durable du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) et membre du comité scientifique français de la désertification. L’agriculture constitue en effet un domaine d’application inattendue des technologies spatiales. L’observation par satellite se révèle notamment utile pour la collecte d’informations météorologique ou climatique et la gestion des ressources naturelles.
Les « données [à caractère météorologiques et climatiques collectées par l’observation spatiale] permettent de contribuer à des systèmes d’alerte pour la sécurité alimentaire ou encore à l’établissement de prévisions de rendements et de statistiques qui peuvent s’avérer cruciaux pour des populations ayant atteint le seuil de pauvreté » explique Gérard Begni. Ainsi, anticiper les rendements permet de déterminer des politiques économiquement efficaces de gestion et de commercialisation des ressources agricoles.
L’observation spatiale pour gérer les ressources
Les techniques d’observation spatiale s’avèrent également utile évaluer des besoins en eau notamment pour de grandes surfaces, à l’échelle d’une région par exemple.
En Afrique subsaharienne, les pratiques agricoles, en surexploitant les ressources naturelles, participent à la dégradation des sols et donc à la désertification. Pour comprendre ce phénomène et adapter les pratiques humaines, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a mis en place le Réseau d’Observatoires de Surveillance Ecologique à Long Terme (ROSELT) pour la gestion des ressources. Ce réseau repose notamment sur les techniques spatiales d’observation. Ces dernières simplifient la collecte d’informations sur le terrain. « A partir de techniques spatiales d’observation, il devient possible d’identifier et de cartographier les zones d’occupation agricole et d’approcher leur besoin en eau » explique Youba Sokona, secrétaire exécutif de l’OSS. Les informations fournies sont importantes pour les politiques de développement et notamment pour anticiper les sècheresses.
Les « données [à caractère météorologiques et climatiques collectées par l’observation spatiale] permettent de contribuer à des systèmes d’alerte pour la sécurité alimentaire ou encore à l’établissement de prévisions de rendements et de statistiques qui peuvent s’avérer cruciaux pour des populations ayant atteint le seuil de pauvreté » explique Gérard Begni. Ainsi, anticiper les rendements permet de déterminer des politiques économiquement efficaces de gestion et de commercialisation des ressources agricoles.
L’observation spatiale pour gérer les ressources
Les techniques d’observation spatiale s’avèrent également utile évaluer des besoins en eau notamment pour de grandes surfaces, à l’échelle d’une région par exemple.
En Afrique subsaharienne, les pratiques agricoles, en surexploitant les ressources naturelles, participent à la dégradation des sols et donc à la désertification. Pour comprendre ce phénomène et adapter les pratiques humaines, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) a mis en place le Réseau d’Observatoires de Surveillance Ecologique à Long Terme (ROSELT) pour la gestion des ressources. Ce réseau repose notamment sur les techniques spatiales d’observation. Ces dernières simplifient la collecte d’informations sur le terrain. « A partir de techniques spatiales d’observation, il devient possible d’identifier et de cartographier les zones d’occupation agricole et d’approcher leur besoin en eau » explique Youba Sokona, secrétaire exécutif de l’OSS. Les informations fournies sont importantes pour les politiques de développement et notamment pour anticiper les sècheresses.
(continue)
28 février 2008, Elsa Bellanger