Fonds pour la lutte contre la désertification au Sahel (Alerte Google / Mediaterre)

Lu au site :

Alerte Google – pauvreté

Mediaterre

http://www.mediaterre.org/afrique/actu,20070823000056.html

Un fonds pour la lutte contre la désertification et la réduction de la pauvreté au sahel

par kindo harouna, CILSS-IEPF le 23/08/2007

1. Introduction

Le Fonds Italie/CILSS de Lutte Contre la désertification pour la Réduction de la Pauvreté au Sahel est une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’action de l’Italie pour l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Il reflète la volonté du gouvernement italien d’aider les autorités locales et la société civile à créer les conditions adéquates pour accroître les investissements et le commerce et pour soutenir les catégories les plus vulnérables de la population. Le montant total du Fonds est de 15,5 millions d’Euro (10 milliards de FCFA).

Le fonds intervient dans 4 pays : Burkina Faso, Niger, Mali et Sénégal sélectionnés pour leur niveau de pauvreté et risque de désertification mais aussi parce qu’ils présentent des conditions favorables en terme de processus décentralisation et une longue tradition de coopération bilatérale. Dans ces pays, le Fonds intervient dans onze Zones à Risque Environnemental et Social Elevé ou ZARESE, qui ont été choisies à l’issue d’un processus systématique et transparent qui a impliqué tous les partenaires du Fonds.

Dans chaque pays, le Fonds est piloté par un comité présidé par une institution nationale de tutelle, et auquel font partie les principaux partenaires. L’administration des fonds est confiée au Bureau des Nations Unies pour les Services aux Projets. En deux ans d’exécution le Fonds a déjà financé dans les quatre pays près de 500 microprojets pour un montant total d’environ 2,5 milliards de FCFA. Tous les micros projets financés sont en conformité avec la politique des pays bénéficiaires en matière de préservation de l’environnement et de lutte contre la désertification.

2. Principes d’intervention du Fonds

Le Fonds Italie/CILSS, à travers ses différentes composantes, vise à améliorer l’accès des populations les plus marginales aux services de base tels que l’eau, l’éducation, la santé. Il vise aussi à réaliser des investissements aptes à améliorer les revenus familiaux, les possibilités d’emploi, les productions rurales, la commercialisation des produits ainsi qu’à renforcer les services financiers de proximité. Enfin, il vise à renforcer les capacités des communautés de base et des institutions décentralisées en matière de gestion des ressources mises à leur disposition pour des investissements destinés à réduire la pauvreté et en même temps lutter contre la désertification.

L’approche du projet est fondée sur une démarche de développement local qui consiste principalement à mettre les communautés de base en état de maîtres d’ouvrage de leur développement. Un des principes directeurs de cette démarche est de partir de ce que les communautés veulent et savent faire et que le projet apporte l’assistance technique nécessaire à la bonne mise en œuvre des initiatives.

Ainsi, la stratégie est basée sur le transfert aux Communautés de Base de la responsabilité, de la conception, de la réalisation et de l’évaluation interne de leur propre microprojet.
Pour atteindre ses objectifs, le Fonds fait appel au partenariat entre des ONG italiennes et les plateformes paysannes membres du Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs du Sahel pour appuyer les communautés dans la formulation des demandes de microprojet et dans l’exécution de ceux-ci.

En définitive, ce que recherchent les interventions du Fonds Italie/CILSS c’est la responsabilisation des populations à la base. C’est faire prendre conscience que la pauvreté et la désertification sont des phénomènes liés et réversibles. En deux ans d’intervention, le Fonds Italie/CILSS a déjà financé deux générations de micro projets et progressivement les populations prennent conscience que pauvreté et désertification ne sont pas des fatalités.

[CCD-CDP8]

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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