LA CDP 8 DE LA CLD : 2007-09-05 (BNT)

Lu au site :

BNT

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BNT Vol. 4 No. 199 – Huitième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la lutte contre la désertification – Édition No. 4

Vol. 4 No. 199
Jeudi 6 septembre 2007

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP 8 DE LA CLD:
MERCREDI 5 SEPTEMBRE 2007

Les délégués à la CdP 8 de la CLD se sont réunis dans une séance du matin de la Grande Commission (GC), suivie par les première et deuxième réunions du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC 6). Le Comité sur la science et la technologie (CST8) s’est également réuni toute la journée. Un groupe de contact ouvert à tous s’est réuni l’après-midi.

LA GRANDE COMMISSION

Le président Ositadinma Anaedu (Nigeria) a ouvert la GC qui a procédé à l’établissement d’un groupe de contact ouvert à tous, présidé par le vice-président Sem Shikongo (Namibie), pour exam°©iner le plan stratégique décennal et les unités de coordination régionales (UCR), sans rouvrir les questions réglées. Anaedu a annoncé également le plan d’établissement d’un groupe de contact sur le budget.

LE COMITE CHARGE DE L’EXAMEN DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION

Le président Franklin Moore (États-Unis) a ouvert la CRIC 6.

ADOPTION DE l’ORDRE DU JOUR ET DE L’ORGANI°©SATION DES TRAVAUX: ……………
EXAMEN DU RAPPORT DE LA CRIC 5: …………….

RAPPORT CONCERNANT L’AMÉLIORATION DES OBLIGATIONS DE LA CONVENTION: ……………..

LE FINANCEMENT APPORTE PAR LES INSTITU°©TIONS: ……………………

LE COMITE SUR LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE

Le secrétariat a expliqué que les points de l’ordre du jour consacrés au CRIC seraient traités en premier, pour permettre au CRIC d’examiner les recommandations du CST dans les meilleurs délais possibles. Le CST a ensuite procédé à l’examen du rapport du Groupe d’experts (GdE), du résumé des activités du Bureau, du programme de bourses universitaires de la CLD, de la revue du GdE et du thème prioritaire.

Alejandro León (Chili) a présenté une synthèse de l’analyse effectuée par le GdE des rapports soumis par les parties de la cinquième session du CRIC (ICCD/COP(8)/CST/3) et “Analyse par le GdE des rapports soumis par les parties à la cinquième session du CRIC” (ICCD/COP(8)/CST/ INF.2). Le PAKISTAN a encouragé le CST à aider les pays à élaborer et à comprendre les indicateurs socioéconomiques. Le KENYA a indiqué que les indi°©cateurs doivent être particuliers au lieu et a suggéré que, compte tenu du fait que de nombreux indicateurs existaient déjà, la néces°©sité de les utiliser devrait être mise en exergue. Le SOUDAN a recommandé que le CRIC rationalise le fond et la forme des rapports nationaux. MADAGASCAR, le BURKINA FASO et le SOUDAN ont souligné que les recherche et développement et les plans stratégiques nationaux intégraient, souvent de manière implicite, des mesures d’atténuation de la désertification. Plusieurs pays ont posé la question de savoir comment rendre compte de ce travail dans les rapports nationaux.

Le responsable de la CLD, de Kalbermatten, a suggéré que le président du CST, Dar, coordonne avec les présidents de la GC et du CRIC pour s’assurer que le point de vue du CST soit pris en compte dans les projets de décisions concernant les sujets traités par les trois organes.

Kazuhiko Takeuchi (Japon) a présenté une étude sur les méth°©odes d’évaluation de la désertification aux niveaux mondial, régional et local (ICCD/COP(8)/CST/2/Add.6). L’ÉQUATEUR, le MAROC et l’ESPAGNE ont parlé des expériences vécues avec leur système de surveillance. La CHINE a souligné le besoin de lier les agriculteurs aux résultats de la recherche menée au niveau mondial, et a suggéré l’octroi d’un rôle au CST dans l’établissement de liens entre les trois niveaux.

Castillo Victor Sanchez (Espagne) a présenté le document intitulé “Directives pour les systèmes d’alerte précoce” (ICCD/ COP(8)/CST/2/Add.8). Sanchez a précisé qu’aucun système d’alerte précoce de la désertification n’est encore entièrement réalisé, en dépit de leur potentiel d’atténuation de la désertification, et a décrit les actions nécessaires à entreprendre pour venir à bout des limitations. La Stratégie internationale des Nations Unies pour la prévention des risques de catastrophe a indiqué qu’elle souhaitait aider à la mobilisation des ressources nécessaires à la promotion des activités dans le domaine des systèmes d’alerte précoce visant à atténuer les effets de la sécheresse et l’érosion des terres.

Alejandro León (Chili) a présenté les “Directives concernant la mise à jour de l’Atlas mondial de la désertification” (ICCD/ COP(8)/CST/2/Add.9). Le délégué des ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE a déclaré compter sur des repères et indicateurs risque de s’avérer peu approprié, compte tenu des débats dont ils sont l’objet dans le cadre d’autres points de l’ordre du jour. Il a également suggéré de créer une publication sur le web, qui pourrait être mise à jour autant que nécessaire.

Le président de la CST 7, Viorel Blujdea (Roumanie), a présenté un résumé des activités du Bureau durant la période intersession (ICCD/COP(8)/CST/4), y compris les recommanda°©tions pour l’amélioration du fonctionnement du Bureau. La TURQUIE a suggéré que les Conventions de Rio élaborent un pôle de coopération consacré à la conservation des sols. Le KENYA a noté que le caractère anonyme des rapports du CST est source de découragement pour les scientifiques, et a apporté son appui à l’idée de synchroniser les réunions du CST et du CRIC et les rapports nationaux relatifs aux Conventions de Rio.

Chenchu Norbu (Bhutan), vice-président de la CST 7, a présenté le rapport concernant le programme des bourses universi°©taires de la CLD (ICCD/COP(8)/CST/5). Plusieurs délégués ont parlé, chacun, du programme de formation propre à son pays. Le délégué d’ISRAËL a indiqué que son pays offrait, en correspon°©dance avec les fonds mis à disposition par la CLD, un financement pour des études postuniversitaires pour dix étudiants. Le délégué des ETATS-UNIS D’AMERIQUE a souhaité en savoir davantage sur la source de financement du programme de bourses universi°©taires.

Le président de la CST 7, Blujdea, a présenté le document “Revue des fonctions et travaux du GdE et procédures pour le renouvellement de la composition du GdE” (ICCD/COP(8)/CST/ 6). Le délégué de la CE, au nom de l’UE, a proposé la conduite du CST sous forme de conférence ouverte à des contributions scienti°©fiques de haut niveau, concentrée sur un sujet thématique particu°©lier et impliquant une institution chef de file disposant de l’expertise appropriée. Plusieurs orateurs ont signalé que le GdE ne disposait pas de fonds pour la conduite de ses travaux et que le nouvel organe devrait avoir un financement. Le BRESIL a demandé si les experts allaient être désignés par les pays. Le représentant de WorldVision International a déclaré que l’implica°©tion des ONG devrait être intégrée dans la proposition de l’UE. Le JAPON a apporté son appui à la proposition de l’UE et a souligné le besoin de renforcer les liens entre le GdE et les réseaux du Programme thématique.

Au sujet du thème prioritaire, effets des variations climatiques et activités humaines sur l’érosion des terres: évaluation, expéri°©ence acquise et intégration des pratiques d’atténuation et d’adapta°©tion pour l’amélioration des moyens d’existence (ICCD/COP(8)/ CST/7 et ICCD/COP(8)/CST/MISC.1), la BULGARIE a présenté une étude sur les changements climatiques dans son pays. La représentante a parlé des défis posés à son pays dans les domaines de l’eau, de la dégradation des sols, de l’érosion éolienne et autres problèmes environnementaux, ainsi que des efforts fournis pour les relever. Cette discussion se poursuivra jeudi matin.

GROUPE DE CONTACT DE COMPOSITION NON LIMITEE

………………………

DANS LES COULOIRS

Après la séance de discussion du CRIC sur le MM, quelques délégués ont déclaré qu’ils ont senti un changement d’humeur, la plupart des déclarations ayant fait part davantage de satisfaction à l’égard du MM. Certains ont suggéré que l’exposé présenté par le directeur général du MM à la suite des nombreux événements spéciaux organisés mardi et mercredi, a sans doute aidé à dissiper la confusion dont le mandat et les activités du MM faisaient l’objet. D’autres ont précisé que les louanges ont été formulées, pour la majeure partie, par des pays bénéficiant actuellement du soutien du MM ou qui espèrent en bénéficier. Plusieurs pays pensent que la question de la réinstallation du MM sera laissée tomber, mais que la relation du MM avec le secrétariat restera à l’ordre du jour.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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