CILSS : la désertification en Afrique (Almerte Google / Points Chauds)

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Alerte Google – désertification

Points Chauds du Maghreb et de l’Afrique Francophone

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40 millions de personnes menacées par la désertification en Afrique

Quelque 40 millions de personnes sont menacées par la désertification en Afrique, a estimé mardi le président en exercice du Comité Inter Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), le chef de l’Etat mauritanien, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi.

Ould Cheikh Qbdellahi s’exprimait à l’occasion de la 22ème Journée du CILSS, placée cette année sous le thème « Investir dans la lutte contre la désertification dans les zones arides ». Il a ajouté que le nombre « doublera dans 25 ans si la population continue à croître à son rythme actuel, et si aucune action vigoureuse n’est entreprise pour freiner ce processus », précisant que la tendance devrait être accentuée sous l’effet conjugué des migrations, des fluctuations des prix des produits agricoles et, surtout, des changements climatiques.

Au Sahel, soit l’espace allant du Tchad au Cap Vert, la désertification se traduit essentiellement par un appauvrissement et une dégradation continus, parfois irréversibles, du potentiel biologique productif.

Le président en exercice du CILSS a également souligné que « dans le milieu rural sahélien, 95% des populations exploitent des terres vulnérables à la désertification, et parmi elles, 62%, soit plus de 27 millions de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté ».
Cela a eu pour conséquence, a t-il expliqué, que la pauvreté et la dégradation des ressources naturelles forment dans cette zone un « cercle vicieux ». Parlant de l’impact économique de la désertification, Ould Cheikh Abdellahi a indiqué que la dégradation des terres a un « coût économique de près de 42 milliards de dollars par an et par pays, c’est-à-dire de l’ordre de 1% à 9% par an du Produit intérieur brut agricole ». Quant à son coût social, il a précisé qu’il se « manifeste par la pauvreté rurale, l’insécurité, les conflits et l’émigration de nos jeunes vers des horizons hypothétiques au péril de leurs vies ».

Le chef de l’Etat mauritanien a toutefois relevé que, malgré les plus sombres prévisions faites an moment des sécheresses des années 70-80 au Sahel, il n’y a pas eu l’effondrement écologique prédit, « même si les écosystèmes en Afrique de l’Ouest et, en particulier au Sahel, demeurent fragiles ».

Les pays du Sahel et leurs partenaires techniques et financiers ont initié d’importants programmes et projets de réhabilitation des terres dégradées, s’est il justifié, ajoutant que la plupart des pays ont, en outre, entrepris des réformes réglementaires qui ont influencé les décisions en matière d’investissement dans la gestion des ressources naturelles. Le CILSS est composé des Etats du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Tchad, de Gambie, de Guinée-Bissau, de Mauritanie, du Sénégal et du Cap Vert.

APA

 

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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