LA CDP 8 A LA CLD: 2007-09-11 (BNT / IISD)

Lu au site :

BNT / IISD

BNT Vol. 4 No. 203 – Huitième session de la Conférence des Parties à la Convention sur la lutte contre la désertification – Édition No. 8

Vol. 4 No. 203
Mercredi, 12 septembre 2007

LES FAITS MARQUANTS DE LA CDP 8 A LA CLD:
MARDI 11 SEPTEMBRE 2007

Les délégués à la CdP 8 de la CLD se sont réunis, le matin et l’après-midi, dans des séances de dialogue ouvert avec les organi°©sations non gouvernementales pour débattre de la participation, de la parité hommes-femmes et des changements climatiques. Le groupe de contact sur le CRIC a parachevé ses travaux au cours de la séance du matin. Le groupe de contact sur les programme et budget s’est réuni tout le long de la journée. Le groupe de contact sur le plan stratégique décennal s’est réuni au cours de la matinée et la discussion s’est poursuivie dans une séance de l’après-midi du “Comité des Amis du Président.”

LA PLENIERE

INTEGRATION DES ONG DANS LE PROGRAMME DE TRAVAIL OFFICIEL DE LA CDP: La présidente de la CdP 8, Cristina Narbona, a ouvert la quatrième réunion plénière de la CdP 8. Le responsable de service de la CLD, Kalbermatten, a souligné la valeur que ces sessions de dialogue ouvert pourraient revêtir au niveau national, a indiqué que le secrétariat s’efforce de faciliter la participation des ONG de manière efficace et transparente et qu’il compte sur les systèmes de réseautage des ONG, a signalé que l’Unité d’inspection conjointe a recommandé d’améliorer la participation des ONG et a précisé que les idées permettant de réaliser cela sont les bienvenues.

Steven Mweya (Ouganda) a modéré le débat sur la participa°©tion. Thuli Makama (Yonge Nawe, Swaziland) a déclaré que la participation requiert, entre autres, l’accès à l’information appro°©priée et des ressources adéquates et prévisibles. Patrice Burger (ENID – Initiative européenne sur la désertification), revêtant un masque blanc avec une bande adhésive sur la bouche dénonçant “l’hypocrisie de la réunion,” a signalé que la Convention mentionne à 22 reprises la participation mais que les vues variaient sur ce que cela impliquait. Evelyn Chaves (Asociación Coordina°©dora Indígena y Campesina de Agroforesteria Comunitaria Centroamericana, Costa Rica) a parlé des activités de réseautage des ONG dans la région Amérique Latine et Caraïbes. Makama a déclaré que les demandes des ONG comprennent: la participation et des rôles clairement définis au sein des institutions de la CLD; l’implication des ONG dans les actions de suivi du plan stratégique décennal ; et la création d’un groupe de travail pour examiner ces demandes.

Les participants ont proposé d’autoriser le secrétariat à désigner un correspondant des Jeunes, la création d’un mécanisme d’échange d’informations, l’invitation des parties à intégrer au moins une ONG dans leurs délégations et l’examen des modalités de la participation des ONG aux CdP. La présidente de la CdP 8, Narbona, a signalé que des 800 organisations de la société civile (OSC) accréditées auprès de la CLD, 349 représentants sont présents à la CdP 8, dont la moitié, quasiment, représentant des OSC espagnoles. Elle a souligné l’importance de la Convention d’Aarhus et a indiqué qu’elle travaillera, dans son rôle de prési°©dente de la CdP, à la promotion de la participation des ONG.

Mark Biedchareton (France) a modéré le groupe de discussion sur la parité hommes-femmes. Dilcia García (Association cubaine de production animale, Cuba) a souligné que les femmes portaient une part inégale du fardeau de la désertification et a appelé les parties à créer un réseau des femmes chercheures dans le domaine de la gestion des ressources naturelles, en vue de déterminer les approches traditionnelles de l’intégration dans les travaux du CST. Jacqueline Nkoyok (Université de Douala, Cameroun) a mis l’accent sur la valeur du savoir traditionnel et local détenu par les femmes, a souligné l’importance des microcrédits réservés aux femmes et a suggéré que les organismes internationaux, tels que le MM et le FEM, devraient apporter leur contribution dans ce domaine. Yunuen Montero (Fundation IPADE, Espagne) a soul°©igné la nécessité d’ouvrir des espaces pour s’assurer que les voix des femmes soient entendues.

Au cours du débat, un délégué a appelé à une recherche pour déterminer la manière dont l’accès au marché et le libre échange augmentent l’érosion des terres. D’autres ont parlé des projets nationaux et régionaux soutenus par divers donateurs et impliquant les femmes dans la lutte contre la désertification.

Octavio Pérez Pardo (Argentine) a modéré le débat sur les changements climatiques et a rappelé aux participants que c’est sa délégation qui, initialement, avait proposé la tenue de telles séances de dialogue ouvert. Sina Damba (AFAD-RIOD-Africa, Mali) a indiqué que le groupe de discussion se focaliserait sur les dimensions humaines des changements climatiques et, en particu°©lier, sur la migration. Vore Seck (CONGAD-RIOD-Africa, Sénégal) a parlé de la migration induite par les changements clima°©tiques, en particulier, des populations nomades, et a décrit ses liens avec l’érosion des terres. Emmanuel Seck (ENDA-TM, Sénégal) a présenté une étude de cas de la mise en valeur des terres, dans la région de Niayes, au Sénégal, concluant que la recherche menée par les ONG peut être de profit pour les parties dans l’élaboration des politiques. Silvia Picchioni (ASPAN-RIOD-ALC, Brésil) a parlé des coûts environnemental et social élevés de la consomma°©tion non durable.

Au cours du débat, un délégué a souligné les efforts fournis par son pays pour mobiliser les ressources pour le développement des biocombustibles dans les pays en développement. Un autre a encouragé les parties à reconnaître que les agro-combustibles ont un impact négatif sur les moyens d’existence ruraux et ne règlent pas le problème de la désertification. Les participants ont égale°©ment: demandé aux délégués de reconnaitre les droits des pasteurs et le rôle que le pastoralisme joue dans la gestion durable des ressources naturelles; suggéré l’intégration de la recherche mené par les ONG dans les travaux du CST; mis l’accent sur la participa°©tion de la société civile dans les prises de décisions gouvernemen°©tales ayant trait à la CLD; et, mis en relief le rôle des ONG dans la diffusion de données ciblées sur les changements climatiques et les mesures d’adaptation et d’atténuation. Un délégué a déploré la faible présence des délégués gouvernementaux aux séances du dialogue ouvert, précisant cependant qu’elle est un peu plus forte qu’à la CdP 7.

Le vice-président de la CdP 8, Hlavácek, a encouragé les ONG à s’assurer que leurs gouvernements traitent la question des syner°©gies entre les conventions dans le cadre des préparatifs des négocia°©tions de la CLD, à Bali, en décembre.

GROUPE DE CONTACT DE COMPOSITION NON LIMITEE – PROGRAMME ET BUDGET

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GROUPE DE CONTACT DE COMPOSITION NON LIMITEE – CRIC

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GROUPE DE CONTACT DE COMPOSITION NON LIMITEE – PLAN STRATEGIQUE

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LE GROUPE D’EXPERTS SPECIAL

Le Groupe d’experts spécial s’est réuni brièvement pour exam°©iner les projets de décisions concernant les procédures et les mécanismes institutionnels pour la résolution des questions rela°©tives à la mise en œuvre, et les annexes renfermant les procédures relatives à l’arbitrage et la réconciliation. Les délégués ont proposé d’ajouter au projet de texte, une demande que le secrétariat élabore des options pour un mandat à assigner au processus consultatif multilatéral sur les procédures et les mécanismes institutionnels pour la résolution des questions ayant trait à la mise en œuvre. Le groupe se réunira de nouveau, mercredi.

DANS LES COULOIRS

Après la séance plénière avec les ONG, un délégué a déclaré que le dialogue ouvert n’a laissé aucune question quant à la volonté des ONG de s’engager dans le processus de la CLD. D’autres ont attiré l’attention sur le nombre croissant des ONG intégrées dans les délégations des pays, signalant que cela les rend moins visibles mais leur donne l’occasion d’apporter leur contribution dans le processus d’élaboration des décisions. Des participants ont égale°©ment noté que le nombre important d’événements et d’expositions organisés en marge de la Conférence ont constitué un endroit utile pour l’échange d’idées. Soulignant que bon nombre d’intervenants étaient les représentants d’ONG intégrées dans les délégations de ces pays, un observateur sceptique s’est demandé si, à la fin, les ONG n’allaient pas se retrouver en train de dialoguer entre elles durant ces séances.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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