CILSS: Environ 40 millions de personnes menacées par la désertification en Afrique (Alerte Google / Africatime)

Lu au site :

Alerte Google – sécheresse

Africatime

http://www.africatime.com/gb/nouv_pana.asp?no_nouvelle=349046&no_categorie=2

22ème journée du CILSS: Environ 40 millions de personnes menacées par la désertification en Afrique

(Le Sahel Quotidien (PDF) 12/09/2007)

Le ministre du Développement Agricole, M. Mahaman Moussa, a lu, hier matin, au nom du Président de la République Islamique de Mauritanie, SEM Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, en sa qualité de Président en exercice du Comité Permanent Inter Etats de Lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), un message à l’occasion de la célébration de la 22ème journée de ce comité. Le thème retenu cette année pour la célébration de cette journée est : “investir dans la lutte contre la désertification dans les zones arides”.
Dans son message, le président en exerce du CILSS, a indiqué que la dégradation des terres, communément désignée sous le terme  » désertification  » est devenue un phénomène mondial, mais elle touche plus particulièrement l’Afrique. On estime qu’il y a environ 40 millions de personnes menacées par la désertification en Afrique ; ce chiffre doublera dans 25 ans, si la population continue à croître à son rythme actuel et si aucune action vigoureuse n’est entreprise pour freiner ce processus. De plus a-t-il ajouté, cette tendance devait être accentuée sous l’effet conjugué des migrations, des fluctuations des prix agricoles et surtout, des changements climatiques. Le président en exercice du CILSS a ensuite précisé qu’au sahel, la désertification se traduit essentiellement par un appauvrissement et une dégradation continue, parfois irréversible, du potentiel biologique productif. Ailleurs dans les zones plus humides, ce sont les déboisements, la savanisation des forêts et la salinisation des zones irriguées qui prédominent. Pourtant, relève-t-il, les économies sahéliennes reposent principalement sur l’exploitation des ressources naturelles. L’activité des hommes (production agricole et alimentaire, satisfaction des besoins énergétiques) et parfois même survie, dépendent en très grande partie des réserves en ressources naturelles. Chez nous au sahel, a ajouté SEM Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, dans le milieu rural, 95% de la population exploitent des terres vulnérables à la désertification, et parmi eux, 62%, soit plus de 27 millions de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté. La dégradation des terres, a selon le président en exercice du CILSS, un coût économique de près de 42 milliards de dollars par an et par pays, c’est-à-dire de l’ordre de 1% à 9% par an du produit intérieur brut agricole. Quant à son coût social, il se manifeste par la pauvreté rurale, l’insécurité, les conflits et l’émigration de nos jeunes vers des horizons hypothétiques au péril de leurs vies. La gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement s’impose comme la seule voie possible pour les pays du sahel, tant les atteintes à l’environnement aggravent la pauvreté et l’insécurité alimentaire, précipitent les conflits d’accès et d’usage des ressources et alimentent l’instabilité sociale, politique et économique. Aujourd’hui, devait ajouter SEM Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdoullahi, nous avons la preuve que les efforts consentis par nos gouvernements, nos partenaires au développement et nos populations dans la récupération des terres dégradées au cours des trois dernières décennies sont à l’origine de changements positifs tant du point de vu de la sauvegarde de l’environnement que des conditions socio économiques des populations. Ces résultats, a indiqué le président en exercice du CILSS, montrent qu’il est écologiquement, économiquement et socialement rentable d’investir dans les terres arides, et conforte notre conviction qu’il est possible de vaincre la désertification.  » Il est temps aujourd’hui de changer notre discours pessimiste qui occulte tous les importants acquis dans la lutte contre la désertification au sahel. Ces expériences réussies dans la lutte contre la désertification doivent être vulgarisées et portées à la connaissance des décideurs, des bailleurs de fonds et des populations pour les exhorter à poursuivre les efforts d’investissement « ; at-il conclu.

Oumarou Moussa

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s