Préservation de l’environnement au Sahel (Alerte Google /allAfrica / Sidwaya)

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Alerte Google – sécheresse

allAfrica

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Afrique de l’Ouest: préservation de l’environnement au Sahel

Le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) espère mobiliser davantage les décideurs politiques, les bailleurs de fonds, les populations sahéliennes à consacrer plus de ressources financières à la réhabilitation des terres dégradées pour mieux combattre l’avancée du désert et la pauvreté .

Voilà, en somme, la teneur de l’appel lancé, ce mercredi 12 septembre 2004 à Ouagadougou, par le président en exercice du CILSS, le président de la République islamique de Mauritanie, à l’occasion de la célébration de la 22e journée du Comité.

« L’investissement dans la lutte contre la désertification, c’est rentable » a martelé à ses convives, Issa Martin Bikienga, secrétaire exécutif adjoint du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) lors de la 22e journée de son institution, organisée le 12 septembre à Ouagadougou.

Depuis sa création en 1973, le CILSS n’a cessé de mobiliser le Sahel et les partenaires au développement dans la lutte contre la désertification.

Le secrétaire exécutif adjoint du CILSS a tenté de convaincre son auditoire du bien-fondé du thème retenu pour cette édition 2007, « Investir dans la lutte contre la désertification dans les zones arides ». Depuis sa création le 12 septembre 1973, le CILSS s’attelle à faire face à la sécheresse et à la désertification qui menacent la survie de plus de cinquante millions d’habitants peuplant le Sahel sur un espace allant du Tchad au Cap-Vert. Cette organisation regroupe neuf pays de la région sahélienne, à savoir le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Sénégal, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert. Dans son discours inaugural, le président en exercice du CILSS, le président de la République islamique de Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, a rappelé, par l’intermédiaire de Issaka Maïga, ministre de l’Agriculture du Burkina Faso, les effets de la désertification.

« Au Sahel, la désertification se traduit essentiellement par un appauvrissement et une dégradation continue, parfois irréversible du potentiel biologique productif. Ailleurs, dans les zones les plus humides, ce sont les déboisements, la savanisation des forêts et la savanisation des zones irriguées qui prédominent », a souligné Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, par la voix de Issaka Maïga. « Pourtant » a-t-il ajouté, » les économies sahéliennes reposent principalement sur l’exploitation des ressources naturelles. L’activité des hommes et parfois leur survie, dépendent en très grande partie des réserves en ressources naturelles ». Ce constat se vérifie au Sahel où 95% des populations rurales exploitent des terres vulnérables à la désertification, et parmi eux, 62%, soit plus de vingt-sept millions de personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté. En outre, le problème du réchauffement climatique ne laisse pas augurer de changements positifs dans les années à venir, bien au contraire. Au demeurant, la dégradation des terres représentent un coût économique considérable pour les Etats de la région sahélienne, celui-ci avoisinant les quarante-deux milliards de dollars par an, soit 1 à 9% du Produit intérieur brut (PIB) des Etats membres du CILSS. Dans l’espoir de contrecarrer l’avancée inexorable du désert, le secrétaire exécutif adjoint du CILSS, Martin Issa Bikienga, préconise « le développement d’une gestion raisonnable des ressources locales. Nous savons que la désertification est un processus difficile à renverser mais, à travers nos projets et initiatives, nous voulons montrer que si l’on investit dans la lutte contre la désertification, c’est rentable. Il faut donc investir dans les zones arides ». Au Burkina Faso, l’expérience des demi-lunes, des cordons pierreux, des digues filtrantes a été une réussite. De plus, les cultures qui sont pratiquées sur ces terres montrent des rendements plus élevés que dans d’autres régions. Le fait d’aménager une terre permet non seulement de retenir l’eau et évite qu’il y ait dégradation. Ainsi les cultures sont placées dans les meilleures conditions pour produire.

S. Nadoun COULIBALY

David BARTHES

(Stagiaire)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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