Désertification: Le Plan et deux chargés de cours de l’UdeS consultés (Alerte Google / Cyberpresse / La Tribune)

Lu au site :

Alerte Google – désertification

http://www.cyberpresse.ca/article/20070919/CPTRIBUNE/709150954/5206/CPACTUALITES

Le mercredi 19 septembre 2007

Désertification: deux chargés de cours de l’UdeS consultés

Isabelle Pion

La Tribune

SHERBROOKE

La griffe de deux chargés de cours au Centre de formation en environnement de l’Université de Sherbrooke, Karel Mayrand et Marc Paquin, se retrouve sur le plan de lutte contre la désertification qui doit être adopté récemment à Madrid. C’est le secrétaire de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification qui avait demandé aux deux experts de l’UdeS de faire partie de l’équipe de consultation appuyant le groupe de 18 pays chargé d’élaborer ce plan. La Convention, de son côté, compte 191 signataires.
Karel Mayrand et Marc Paquin, avocat et directeur exécutif du Centre international Unisféra, ont publié un ouvrage, en 2006, sur cette problématique, avec l’ancien premier ministre Pierre-Marc Johnson.

« C’est très peu connu que Pierre-Marc Johnson est le fondateur de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification », souligne Karel Mayrand, qui est également directeur de la recherche au Centre international Unisféra.

M. Mayrand définit la désertification comme étant la dégradation des terres à travers le monde et qui deviennent de plus en plus désertiques. Il s’agit d’un phénomène mondial, et pas seulement à proximité des déserts, attribuable aux problèmes de sécheresse et aux mauvaises pratiques agricoles.

La pauvreté est directement liée à cette problématique. « Ce qui est intéressant, c’est que lorsqu’on améliore la productivité des sols, on enrichit la population », explique M. Mayrand. Selon lui, 50 % des gens qui souffrent de malnutrition vivent dans des zones arides sujettes à la désertification.

Autre aspect inquiétant: les zones arides sont touchées par les changements climatiques et tendent à devenir plus sèches. S’il est plus difficile d’intervenir face aux changements climatiques, les décideurs ont toutefois du pouvoir afin de modifier les pratiques agricoles.

Pendant que l’environnement fait couler beaucoup d’encre dans les médias, la désertification n’occupe pas encore une place de choix dans l’actualité, notamment parce que ce n’est pas un phénomène qui touche beaucoup les Occidentaux, croit M. Mayrand.

L’élaboration de ce plan a été une tâche complexe, oscillant entre « la vision idéale » et le « meilleur des possibles ». « Les pays du monde veulent collaborer, mais ça touche au développement rural, à l’agriculture, à la souveraineté des pays sur les ressources naturelles… »

« La faiblesse de cette convention vient du fait que la désertification est peu connue des pays riches. À cause de ça, les écologistes et les ONG font peu état de cet enjeu », commente-t-il également. Cependant, avec ces travaux, il espère que l’information circulera davantage, que le financement sera rehaussé et que cela entraînera une prise de conscience.

M. Paquin et M. Mayrand, en tant qu’experts-conseils, ont rédigé les différentes versions du plan, en fonction des négociations entre les différents pays.

 

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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