Climat: l’Afrique sinistrée à Bali (Alerte Google / AFP)

Lu au site : Alerte Google / désertification

http://afp.google.com/article/ALeqM5jomYspX439AE1wMaLDM7goW2Yijw

Climat: l’Afrique sinistrée doit se faire entendre aux négociations de Bali

GAMMARTH (AFP) — Inondations, canicule, manque d’eau et de vivres, maladies, l’Afrique sinistrée devra se faire entendre et présenter un plan d’adaptation au changement climatique lors de la conférence de l’Onu à Bali (Indonésie) en décembre, selon des responsables onusiens et experts de l’évolution du climat. « L’Afrique est un continent oublié, mais elle ne peut plus se permettre de rester à quai. Elle doit prendre le train qui va démarrer à Bali« , a averti lundi Yvo De Boer, principal responsable du climat à l’Onu, interrogé par l’AFP en Tunisie, en marge d’une conférence dédiée aux « stratégies face aux changements climatiques dans la région africaine et méditerranéenne ».

Trente pays d’Afrique et de la Méditerranée sont réunis depuis dimanche et jusqu’à mardi à Gammarth (Tunisie) dans le but de concevoir des solutions et établir des priorités en prélude à la conférence des Nations Unies, qui décidera en décembre à Bali des suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.

Chacun est tenu d’avoir un plan d’adaptation au changement climatique, a décrété le secrétaire exécutif de la Convention cadre de l’Onu sur les changements climatiques. « Mais, la priorité première pour l »Afrique est de prendre place sur un pied d’égalité dans le plan mondial, qui doit se développer après Bali », a précisé M. De Boer. « Les Africains doivent arriver avec un plan pratique et clair à Bali », a averti, de son côté, Rajendra Pachuri, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), prix Nobel de la paix.

Pour M. Pachuri, qui a présenté un résumé du 4e rapport du groupe publié samedi à Valence (Espagne), la situation en Afrique « ne fera qu’empirer si le changement climatique n’est pas pris maintenant comme un défi des plus graves ».

Entre 75 et 250 millions d’Africains souffriraient d’ici 2020 de pénuries d’eau et certains pays perdraient jusqu’à 50% de leur production agricole, a martelé M. Pachuri, déplorant « un manque de conscience » chez les décideurs et les populations en Afrique.

L’Afrique émet peu de gaz à effet de serre, mais subit de plein fouet les effets du réchauffement de la terre. Les inondations qui ont touché 22 pays et plus d’un million et demi de personnes en septembre n’en sont que l’illustration, selon les experts.

Selon Luc Gnacadja, principal responsable de l’Onu pour la lutte contre la désertification, l’adaptation aux phénomènes climatiques extrêmes est « une question de survie » pour les population des zones arides, environ 2 milliards de personnes, les plus vulnérables se trouvant en Afrique.

Les pays concernés doivent développer « en urgence des plans d’action et système d’alerte pour atténuer les conséquences des changements », a-t-il estimé.

« L’adaptation doit être désormais la priorité des priorités » en Afrique.

Les dangers de l’inaction sont majeurs pour les hommes, les espèces et les écosystèmes et les conflits et l’insécurité seraient exacerbés, affirme un rapport du programme de l’Environnement de l’Onu sur le Soudan.

Le Giec avance jusqu’au 100 millions de « réfugiés du climat » en Afrique.

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s