Prévisions climatiques et analyses multidisciplinaires de la mousson africaine (AMMA) – (Alerte Google / Cyberpresse)

Lu au site : Alerte Google / sécheresse

http://www.cyberpresse.ca/article/20071126/CPENVIRONNEMENT/71126038/6108/CPENVIRONNEMENT

Révolution espérée sur la prévision des pluies en Afrique tropicale

Agence France-Presse

Paris

La capacité de prévision des phénomènes climatiques provoquant sécheresse et épidémies en Afrique tropicale progresse grâce à la mission internationale Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine (AMMA) menée ces 5 dernières années, selon ses responsables.

La mission, dont les premiers résultats seront discutés cette semaine (26 au 30 novembre) lors d’une conférence à Karlsruhe (Allemagne), a déjà mis en oeuvre plus de 600 chercheurs sur le terrain, des réseaux de capteurs au sol, trois navires, des ballons-sondes, six avions de recherche et des satellites. Les données d’AMMA ont permis «d’améliorer la modélisation» des systèmes dans des pays où la prévision des phénomènes climatiques est capitale pour affiner la date des semences et faire porter l’effort sanitaire sur les zones les plus menacées par des pluies, a noté Jan Polcher (Laboratoire de météorologie dynamique) en présentant AMMA au siège du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris.
En effet, dans les pays du Sahel, les semences doivent se faire dès le début de la mousson, qui ne dure que trois mois, et les épidémies, dévastatrices pour l’homme et le bétail (méningites, paludisme, fièvre de la vallée du rift…), sont liées aux cycles du climat saisonnier. Or «il était impossible jusqu’à maintenant de prévoir la variabilité» des phénomènes, les modèles existants n’étant pas fiables car reposant sur des données datant souvent de 1975, a noté Jean-Luc Redelsperger (CNRS – Météo-France), co-directeur scientifique d’AMMA.

Les observations du programme AMMA, effectuées sur plusieurs années, avec des instrumentations embarquées et au sol, permettront d’affiner ces modélisations et d’effectuer des prévisions locales. Ceci est indispensable car au Sahel, où les pluies peuvent varier d’un facteur de deux dans des zones distantes d’à peine 10 km, a souligné M. Redelsperger.

«Nous allons pouvoir descendre sur des échelles plus fines dans le temps et dans l’espace», s’est félicité pour sa part Arona Diedhou, de l’Institut français de recherche pour le développement (IRD).

(continue)

 

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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