Fertilité des sols mondiaux (Alerte Google / Capitalisme durable)

Lu au site : Alerte Google / désertification

http://capitalismedurable.com/site/breve_709-la_moitie_des_sols_fertiles_mondiaux_degradee-1.php

La moitié des sols fertiles mondiaux est dégradée

L’action de l’homme et le changement climatique sont les principales causes d’une forte diminution des terres cultivables dans le monde.

Les sols sont considérés comme dégradés lorsqu’ils ne sont plus aptes à nourrir les plantes, à filtrer les eaux, à abriter une abondante biodiversité. Cette situation touchait près de 2 milliards d’hectares en 1992, selon le Global Assessment of Soil Degradation, c’est-à-dire, plus de 50% des terres cultivables. Ce problème majeur sévit sur tous les continents en s’acharnant surtout sur l’Asie (près de 740 millions d’hectares en 1990) et l’Afrique (près de 500 millions d’hectares en 1990). Quatre formes majeures de dégradation ont été identifiées. Elles sont toutes accentuées – voire provoquées – par l’action de l’homme (surexploitation, pollution, guerres). L’érosion hydrique (l’eau emporte le sol) concerne 11 millions de Km² et l’érosion éolienne (le vent désagrège le sol) en touche 5,5 millions. L’altération de la composition chimique du sol (absorption de minéraux et de polluants, acidification, salinisation) et la dégradation de nature physique (tassement des sols) n’arrangent rien. Ces effets peuvent se cumuler et augmenter la dynamique de dégradation des terres.

– La désertification est la première conséquence de cette dégradation –
L’UNESCO estime qu’un tiers des terres émergées est menacé par la désertification, conséquence de l’érosion des sols. Ce phénomène ne concerne pas seulement des continents éloignés, puisqu’on le retrouve au cœur de l’Europe. 6% des sols espagnols sont dégradés de manière irréversible. Au total, 200 millions de personnes sont affectées par la désertification et 2 milliards sont menacées. Les experts lancent un cri d’alarme. Roland Poss, chercheur à l’IRD, affirme que, chaque année, des millions d’hectares disparaissent, deviennent impropres à l’agriculture ou perdent leurs fonctions d’épuration de l’eau et d’accumulation du carbone. 2,5 millions de Km² de terres fertiles pourraient ainsi devenir improductives d’ici à 2050.

L’agriculture court un risque majeur. Une prise de conscience s’impose, suivie d’une politique de reforestation, de prévention des incendies, de limite de l’asphaltage des sols, de contrôle de la consommation d’eau. L’agriculture doit quant à elle s’adapter. Les solutions pour améliorer la qualité des sols sont nombreuses : chaulage (enduire de chaux), drainage, mise en terrasse ou culture sous couvert végétal.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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