Multiplication de projets pour reboiser le Sahel (Alerte Googler / Fréquence Terre)

Lu au site : Alerte Google

http://www.frequenceterre.com/chroniques-environnement-260108-636-Des-projets-pour-reboiser-le-Sahel.html

Les projets se multiplient pour reboiser le Sahel…

Souvenez vous, à l’automne dernier, le Directeur Général d’Air Canada soumettait lors du World Air Transport Forum à Cannes, un projet de reboisement du Sahel, en sollicitant les compagnies aériennes, ou plutôt leur clientèle. Conscient que le transport aérien demeure être un des plus gros producteurs de CO2 sur la Planète, le projet consistait à reboiser une bande de terre de 10 kilomètres de large sur 5 000 kilomètres de long, de la Mauritanie au Soudan, créant ainsi un formidable piège à gaz carbonique capable d’absorber quelques 2 milliards de tonnes de CO2 chaque année.

Pour ce faire, une taxe supplémentaire d’un montant de 2 euros devait être appliquée sur chaque billet d’avion vendu sur les vols intérieurs, comptez 8 euros à l’international. Un financement conséquent quand on compte pas moins d’un milliard et demi de passagers dans les avions chaque année… Il semblerait qu’à ce jour le projet ait été mis de côté, les passagers ayant du mal à admettre qu’une fois encore, ils soient mis à contribution alors que les compagnies aériennes n’ont jamais autant pollué et gagné d’argent. Plus concrètement, un projet de plantation de 500 00 arbres a fait ses preuves grâce à l’invention d’un ingénieur agronome, Jacques Gasc , qui lui a proposé la mise en place d’un système d’irrigation par semi conduites. Par le biais d’une gaine d’irrigation en plastique biodégradable d’un mètre, plantée dans le sol pour chaque arbre, et remplie de sable puis raccordée à un petit réservoir, l’arbre conserve l’eau déposée à ses pieds chaque semaine, une eau indispensable au développement de la plante et qui s’écoule petit à petit, entretenant ainsi l’humidité du sol.

Après deux ans, les arbres fruitiers pour la plupart arriveront à maturité et seront autonomes. Les gaines de plastiques fabriquées localement sont ensuite retirées. Les arbres et le systèmes d’irrigation sont distribués gratuitement aux habitants de la région qui s’engagent à creuser un puit sur leurs exploitations agricoles, des agriculteurs qui deviennent ainsi autonomes et sortent peut à peu de la misère, ayant de quoi s’alimenter et se rémunérer… Depuis 1992, pas moins de 500 000 arbres ont pu être plantés, l’économie d’eau réalisée avoisinerait les 90 pour cent par rapport à un arrosage de surface. Un procédé astucieux s’inscrivant à la fois dans la lutte contre la désertification, et celle de l’exode rural et de la pauvreté.
(continue)

Economie et Environnement
Fabrice Hubert

Sources : planete-mag.fr, reportersdespoirs.eu
fabrice, pour la Rédaction.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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