OGM et la faim dans le monde (Google / Maville)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.cholet.maville.com/OGM-et-faim-dans-le-monde-on-a-debattu-a-Tierce-/re/actudet/actu_loc-555729——_actu.html

OGM et faim dans le monde : on a débattu à Tiercé

En tribune, quatre scientifiques et deux visions. L’une rejette les OGM au profit de l’agroécologie. L’autre envisage les OGM comme une technique utile. Les OGM sont-ils une solution pour vaincre la faim dans le monde ? Vendredi soir, à Tiercé, 300 personnes ont assisté au débat organisé par l’association.

Les pieds dans le plateau.

« Il faut arrêter les OGM. Il existe une voie plus sage : l’agroécologie », répond Marc Dufumier, professeur à l’Agro Paris. Deux images sur l’écran. Sur la première se déploie un paysage agricole associant culture du mil et acacias. « Nous sommes en zone semi-aride en Afrique. Sous les frondaisons des arbres, le sol s’enrichit en humus et les cultures produisent plus. » Pas besoin d’OGM pour lutter contre la sécheresse.

« Une technique parmi d’autres »

Deuxième exemple : une variété de maïs, sélectionnée par les paysans africains : « les grains ne sont pas apparents et ils ne sont pas attaqués par les insectes. » Pas besoin de plantes génétiquement modifiées pour lutter contre les ravageurs des cultures. « Ce n’est pas la génétique le facteur limitant. C’est la fertilité des sols et la fertilité globale de l’écosystème. Il faut revenir à un raisonnement agronomique. »

Michel Fok, ingénieur agronome à Montpellier, réfute « le simplisme » qui diabolise les OGM. Il propose une « vision globale ». Sa position : « Les OGM ne sont pas la panacée, mais une technique parmi d’autres dans la boîte à outils de l’agriculteur. » Parmi les « échecs », il pointe l’augmentation du prix des semences dans certains pays qui n’ont pas su ou pu discuter le bout de gras avec les firmes semencières. Côté « réussites », il observe, dans des champs de coton transgénique, « une baisse de la pression parasitaire, d’où la possibilité, au bout de quelques années, de se passer d’OGM ». Le chercheur envisage l’hypothèse « d’une utilisation partielle des OGM en alternance avec les variétés conventionnelles pour éviter l’apparition de résistance aux pesticides » dans la flore et la faune environnante.

Bon pour Monsanto, bon pour la planète ?

Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche à l’Inra considère les OGM comme « une méthode de sélection ne présentant pas a priori plus de risque » que la sélection naturelle par croisement des espèces végétales : « Quand on a transformé un maïs sauvage en maïs cultivé, on a créé un chambardement génétique extraordinaire. Les OGM sont une technique plus ciblée sur des gènes clés. » Il insiste sur la « sécurité des OGM, encadré par de nombreux essais sur la toxicité ou le risque allergène ». Évoque l’utilité des OGM pour « résister à la sécheresse ou pour épandre moins de pesticides ».

(continue)

Xavier BONNARDEL.

Ouest-France

 

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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