Stopper la désertification par le reboisement (Google / La Tribune)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.cyberpresse.ca/article/20080223/CPTRIBUNE/80220152/6788/CPTRIBUNE

LA TRIBUNE AU MALI

Stopper la désertification par le reboisement

René-Charles Quirion

La Tribune

DÉGNÉKORO (Mali)

C’est en constatant l’étendue de notre couvert forestier lors d’un stage au Québec avec le CSI soutenu financièrement par le ministère des Relations internationales (MRI) que Diahara Dembélé de Dégnékoro au Mali a décidé de militer pour faire accélérer la mise en place d’un programme de reboisement chez elle.

   
   
   
   
   
   
 

Même dans un pays en voie de développement comme le Mali, l’environnement demeure au coeur des préoccupations. En août 2007, des deux premiers bosquets d’eucalyptus de 625 mètres carrés ont été mis en place à Dégnékoro et Sirakoro. Ce premier petit pas de renforcement du couvert végétal demeure un enjeu environnemental important au Mali pour contrer la désertification. « Après six ou sept ans, les perches de bois peuvent être revendues au marché. L’arbre peut ensuite se régénérer et produire à nouveau. Les paysans peuvent faire de cette espèce une activité économique qui se renouvelle. En plus, ces bosquets contribuent à stopper la désertification. Nous souhaitons en mettre en place dans tous les villages de la fédération », explique l’agent terrain de l’ONG Kilabo, Adama Koné. L’eucalyptus, qui représente une espèce exotique au Mali, a l’avantage de pouvoir résister à ce climat aride. Une fois que les arbres sont plantés, ils peuvent passer plusieurs mois sans être arrosés en attendant la saison des pluies.

Une police de l’environnement au féminin

Les femmes ont fait de l’environnement leur cheval de bataille en étant même nommées « police de l’environnement » à la fédération Sindjiya. Étant responsable de la cueillette du bois, des fruits et des repas, elles sont les mieux placées pour surprendre celles qui ne respectent pas les conventions adoptées.

« Nous faisons de la sensibilisation environnementale. Celles qui sont récalcitrantes et que l’on surprend sont mises à l’amende », explique Dadi Marico de l’association de femmes de Dégnékoro.

Des conventions en matière de limite dans l’empilage du bois, de construction de foyers améliorés et de respect de la période de maturation des fruits ont été adoptées. « Nous devons protéger la brousse, parce qu’elle sert à nous nourrir », ajoute Diahara Dembélé de la même association de femmes. Chasseur, Abdoulaï Fomba se fait un devoir de rapporter les indisciplinés lorsqu’il en rencontre.

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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