Algérie : Politique agricole (Google / El Moudjahid)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.elmoudjahid.com/em/evenement/1442.html?VivvoSessionId=447471b947c5d71788b90

Politique agricole : Les 8 orientations du Président

Pour le Chef de l’Etat, ce secteur est à “réinventer”. La formulation de toute politique publique devra découler d’une évaluation aussi rigoureuse que précise des besoins actuels et futurs des populations, partant des données chiffrées parfaitement maîtrisées.

Le Conseil des ministres a tenu, hier, une réunion sous la présidence de M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République,  à l’issue de laquelle il a rendu public le communiqué suivant :« Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé, mercredi 20 safar 1429, correspondant au 27 février 2008, un Conseil  des ministres dont l’ordre du jour a été consacré à l’examen des points suivants :

I. Le Conseil des ministres a entendu, en premier lieu, une présentation  du dossier relatif à la politique agricole.
Sur la base d’un état des lieux mettant en exergue les atouts et les  faiblesses du secteur, le rapport sur la politique agricole trace les perspectives de développement à moyen et long termes. Il est prévu d’inscrire ces perspectives  dans le cadre de la consolidation des résultats capitalisés par le Plan national  de développement agricole et rural (PNDAR), sous réserve d’ajustements fondés  sur l’analyse des bilans des dernières années d’application de ce plan.

Partant de ces considérations, la politique générale agricole à moyen  et long termes va reposer sur les axes stratégiques principaux ci-après :

1. Renforcer la sécurité alimentaire du pays en donnant la priorité aux produits alimentaires de base.
Il s’agira dans ce cadre de renforcer la sécurité alimentaire du pays qui consistera à donner  la priorité aux produits alimentaires de base que sont les blés, le lait, les  huiles, la pomme de terre, les légumes secs, les viandes rouges et blanches  et les œufs.
Cependant, la priorisation de ces produits ne doit en aucun cas s’accompagner  d’une marginalisation des fruits et légumes, dont les niveaux actuels de production  permettent de disposer d’une ration alimentaire plus équilibrée et de qualité, en adéquation avec les recommandations de l’Organisation des Nations unies pour  l’agriculture et l’alimentation (FAO) en la matière, et de contribuer aux exportations  hors hydrocarbures.

2.
Consolider l’adaptation des systèmes de production aux conditions  agro-climatiques. Il s’agira de :

– poursuivre le programme d’adaptation des systèmes de production aux  conditions agro-climatiques, dont la reconversion de la céréaliculture marginale  en fourrages, arboriculture rustique et viticulture ;
– développer davantage les systèmes économiseurs d’eau ;
– étendre les surfaces irriguées dans les limites autorisées par une  exploitation durable de la ressource. 

3. Mettre en culture une partie des jachères et les terres inexploitées  pour élargir la base productive, en complément à la mise en valeur des terres. 

4. Poursuivre la lutte contre la désertification pour sauvegarder les immenses territoires menacés.
Il s’agira de consolider la lutte contre la désertification par :

– la mise en défens ;
– la plantation pastorale sur les superficies sérieusement menacées par la désertification ;           –
– l’intensification de la production fourragère en zone d’épandage de  crues ;
– la densification du réseau de ponts d’abreuvement du cheptel par la  réalisation de points d’eau ;
– l’implication des éleveurs, parties prenantes de la régénération de  l’écosystème steppique. 

5. Dynamiser le développement forestier et renforcer la protection  des forêts.
Le programme d’action sectoriel portera sur les prévisions annuelles  de réalisations de plantations forestières, de traitements de bassins versants,  de lutte contre la désertification, d’ouvertures de pistes de tranchées pare-feu,  de points d’eau et de travaux sylvicoles. 

6. Développer l’agriculture saharienne d’entreprise, oasienne  et péri-oasienne :

– le développement de l’agriculture d’entreprise portera sur la mise  en valeur de 180.000 ha dans le Sud-Ouest et le Tassili, soit 50.000 ha dans  la région du Touat-Gourara et 130.000 ha dans les zones de Debdeb, Illizi et  Djanet ;
– d’autres actions pour le développement de l’agriculture oasienne et  péri-oasienne sont envisagées. 

7. Achever la recapitalisation de l’agriculture par la mise à niveau  des exploitations agricoles restantes.
D’autres actions viseront à :

– ajuster l’irrigation à la contrainte de la ressource ;
– mettre en œuvre une politique de protection de la surface agricole  utile (SAU) déclinée en fonction des niveaux de fertilité des terres ;
– asseoir, en relation avec les autres départements ministériels concernés,  une politique agroalimentaire de transformation des produits agricoles frais  et renforcer l’encadrement technique, juridique et institutionnel du secteur.

(continue)II. Le Conseil des ministres a, en deuxième lieu, examiné et approuvé  les cinq dispositifs législatifs suivants :         

(continue)

III. Le Conseil des ministres a, en troisième lieu, examiné et adopté deux projets de décrets présidentiels portant approbation :

– de l’avenant n°2 au contrat du 23 avril 2005 pour la recherche, l’appréciation,  le développement et l’exploitation d’hydrocarbures sur le périmètre dénommé  « REGGANE DJBEL HIRANE » (blocs : 328b, 352d et 362b), conclu à Alger le 25 août  2007 entre la société nationale « SONATRACH » et les sociétés « SHELL ALGERIA REGGANE  GMBH » et « LIWA ENERGY LIMITED » ;
– de l’avenant n°3 au contrat du 23 avril 2005 pour la recherche, l’appréciation,  le développement et l’exploitation d’hydrocarbures sur le périmètre dénommé  « ZERAFA » (blocs : 345, 346 et 322b), conclu à Alger le 25 août 2007 entre la  société nationale « SONATRACH » et les sociétés « SHELL ALGERIA ZERAFA GMBH » et  « LIWA ENERGY LIMITED ».

IV. Le Conseil des ministres a, par ailleurs, entendu une communication  du ministre des Finances relative au contrat de consultants pour prestations de services passé par le ministère des Finances.

V. Décisions  individuelles.

Le Conseil des ministres a, enfin, examiné et approuvé des décisions  individuelles relatives aux emplois supérieurs de l’Etat.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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