Gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (Google / Le Matin.ma)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=86512

Lancement de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas

La gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas (Gifma) est l’intitulé du projet que le Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification a lancé jeudi à Fès. Ce projet, doté d’une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3,11 millions de dollars (23,5 MDH), sera réalisé grâce à un partenariat entre le haut commissariat aux eaux et forêts (500.000 dollars), l’agence de développement social (1 million de dollars), le Fonds mondial pour l’environnement (FEM-997.945 dollars), le Programme des Nations unies pour le développement au Maroc (Pnud) (360.000 dollars), le fonds mondial pour la nature (WWF-52.800 dollars) et le corps de la paix des Etats unis au Maroc (200.000 dollars). Lancé lors d’un atelier initié sous le thème « Le domaine forestier et la population rurale : Quels modèles et mécanismes d’intégration et de participation? », le Gifma, qui s’étale sur une période de cinq ans a pour but de mettre en place une gestion intégrée des écosystèmes forestiers du Moyen Atlas susceptible de restaurer leurs fonctions écologiques et de contribuer au développement socioéconomique durable des populations rurales.

Selon ses initiateurs, l’objectif principal du projet est de développer des modèles de gestion participative, multifonctionnels et autofinancés des forêts et des parcours, qui préservent l’intégrité de l’écosystème forestier et la conservation de la biodiversité, améliorent la productivité sylvo-pastorale et contrôlent l’érosion.

Le projet vise également le renforcement des capacités de tous les acteurs et intervenants afin d’assimiler, développer et de reproduire et adapter ces modèles dans le corridor et les bassins versants les plus vulnérables.

La zone du projet Gifma se situe au sein du corridor allant du Tazzeka dans la province du Taza jusqu’à Kerrouchen dans la province de Khénifra, sur une superficie de 1.078.000 ha et couvre en partie trois régions en l’occurrence Fès-Boulmane, Meknes-Tafilalet et Taza-Al-Hoceima-Taounate.

Dans un premier temps, le projet visera la mise en place et la validation des modèles de gestion à développer à l’échelle de deux communes rurales pilotes en l’occurrence Tanourdi dans la province de Khénifra et Skoura dans la province de Boulemane.

Une stratégie de reproduction et d’adaptation de ces modèles sera également préconisée dans les autres communes rurales du corridor.

Ce projet s’est fixé comme objectif le développement de nouveaux systèmes de gestion participative, le développement des capacités requises pour reproduire et adapter les systèmes de gestion participative, la gestion des connaissances pour soutenir une gestion intégrée des écosystèmes forestiers et la réalisation d’une gestion adaptative par l’intégration des acquis dans les stratégies et approches du projet.

Intervenant à cette occasion, le directeur de la lutte contre la désertification et la production de la nature au haut commissariat, Mohamed Badroaui a relevé que le Royaume est devenu de plus en plus confronté au phénomène des changements climatiques et à des épisodes de sécheresse longues.

Le développement des mécanismes de gestion de façon intégrée et participative des écosystèmes forestiers est l’objectif principal du Projet de gestion intégrée des forêts du Moyen Atlas, a-t-il rappelé.

Il a souligné que cette « gestion intégrée » constitue un moyen idoine pour restaurer l’équilibre des fonctions écologiques des forêts et parcours du Moyen Atlas tout en assurant le développement social et économique des populations locales et une rentabilité durable aux exploitants en aval.

La restauration écologique, la conservation et la gestion durable des ressources forestières tout en assurant un développement socioéconomique durable des populations locales ne peuvent être maîtrisées qu’à travers des efforts conjugués et coordonnés des acteurs concernés dans le cadre d’une gestion intégrée et participative, a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Yvone Helle, représentant résident adjointe du Pnud au Maroc a exprimé la détermination de l’organisation onusienne à accompagner ce projet qualifié d' »unique et de pilote » dans la région.

Elle a souligné le rôle du projet, qui sera généralisé à d’autres régions, dans la responsabilisation des populations locales à travers une implication effective de l’ensemble des acteurs de la forêt en faveur d’une gestion durable des ressources et des écosystèmes.

(continue)

Par MAP

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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