Algérie : L’eau du barrage se fait attendre (Google / El Watan)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=88715

La filière pomme de terre se fragilise à Guelma

L’eau du barrage se fait attendre

C’est au niveau de la mechta Braouka, à quelques mètres de l’oued Zimba dans la commune de Belkheïr (wilaya de Guelma), sur la parcelle d’un multiplicateur de semences de pomme de terre, qu’a eu lieu hier en matinée une journée d’information et de vulgarisation pilotée par la direction régionale de l’institut technologique des cultures maraîchères et industrielles (ITCMI) de Annaba.

La parcelle désignée s’étend sur une superficie de 19 ha 500 ares ; 500 q de semences Elite de pomme de terre y ont été plantés avec respectivement 200 q pour la variété Spounta, 200 autres pour la Condor et 100 q pour la variété Timate. D’emblée, après le regroupement des agriculteurs multiplicateurs et établissements producteurs de semences de pomme de terre de la wilaya de Guelma sur la parcelle choisie, les vulgarisateurs ont expliqué, tour à tour, les techniques et l’utilité de la mise en bute des sillons de pomme de terre, le respect du nombre de tiges par tubercule au mètre carré qui doit être supérieur ou égal à 30, l’épandage des engrais et produits phytosanitaires, l’entrée de la mécanisation, etc. Mais, visiblement, les agricultures multiplicateurs de la région avaient d’autres préoccupations ; ils diront à l’unisson : « La sécheresse que vit la région de Guelma depuis le début de l’année se fait lourdement ressentir, principalement pour un début de mois de mars. Ajoutez à cela que le périmètre d’irrigation alimenté par le barrage de Bouhamdane n’a pas encore été mis en service ; nous sommes réduits à pomper l’eau des oueds qui vont finir, eux aussi, par s’assécher ».
Sur ce point, le président de la Chambre d’agriculture, présent, déclarera ceci : « Ce que je peux vous dire, c’est qu’il existe un contentieux de recouvrement entre l’OPI et la Sonelgaz ; on nous parle de 70 millions de dinars. Cette situation pénalise les agriculteurs, principalement en cette période critique où l’eau doit être apportée en appoint en cas de sécheresse ». Et d’ajouter : « Ils devaient faire des lâchers d’eau à partir du 1er mars ; on nous parle de travaux de maintenance sur le réseau qui peut durer 20 jours et plus. La saison est donc compromise, mais encore, les agriculteurs déboursent entre 14 000 et 17 000 DA/ hectare irrigué en début de campagne, et ils ne voient rien venir ». Même constat du côté des techniciens qui diront :« Le plant de pomme de terre à ce stade de pleine tubérisation, en temps normal, doit atteindre une hauteur de 45 à 50 cm de hauteur. Aujourd’hui, sur champs, comme vous le constatez, il émerge à peine de la terre, le manque d’eau en est la cause ».

(continue)

Karim Dadci

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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