Djibouti : La chaîne de solidarité (Google / La Nation.dj / Willem)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.lanation.dj/news/2008/ln28/national3.htm

Ali-Sabieh

La chaîne de solidarité

La sécheresse n’a pas épargné les milieux ruraux de la région d’Ali Sabieh. Les nomades assajogs figurent parmi les populations concernées par l’élan de solidarité nationale qui se poursuit sous l’impulsion de la Première Dame de Djibouti, Mme Kadra Mahamoud Haïd. Trois mille sacs, 500 cartons de lait, des couvertures et des vêtements ont été distribués aux victimes de la sécheresse dans les localités de Oboley , Doudoubalah, Galilé ,Daasbiyo, Faradil et Guestir. Les militaires de l’Armée Nationale, la Garde Républicaine, les autorités administratives et les élus de la région se sont mobilisés à cet effet. Les bénéficiaires ont été soulagés de voir tant de sollicitude de leurs concitoyens à leur égard. Ils n’ont de cesse d’adresser, par presse interposée, des remerciements appuyés à la Première Dame du pays dont le cri du coeur a permis de susciter une chaîne de solidarité autour des couches rendues vulnérables par les durs effets de la sécheresse.

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MON COMMENTAIRE (Willem)

Tout en félicitant celles et ceux qui prennent des initiatives pour soulager les pauvres gens affectés par la désertification et la sécheresse, tout en reconnaissant qu’il y a des nécessités urgentes et à court terme, je reste un fervent défenseur d’initiatives avec rendement à long terme. Je pense notamment aux possibilités d’aider cette population rurale des zones sèches à plus long terme en leur offrant la construction de petits jardins de famille, dans lesquels la terre sèche peut être amélioré avec un conditionneur de sol qui y garde l’humidité et qui fertilise le sol, permettant ainsi la culture de nourriture avec un minimum d’eau. Je me réfère ici au succès remarquable des jardins de famille dans les camps des réfugiés Saharaouis au S.O. de l’Algérie, où, en plein désert du Sahara, les familles ayant déjà leur petit jardin y mangent maintenant leur dose journalière de légumes et fruits frais, pleins de vitamines (voir <www/zadenvoorleven.wordpress.com> pour une introduction en langue française et des photos).

Partout dans le monde où les milieux ruraux souffrent du fléau de la sécheresse, les sociétés développées tiennent la clé pour améliorer les conditions de vie de cette population rurale. Cette clé, c’est la construction d’un petit jardin pour chaque famille, la remise de quelques outils de jardinage et quelques petits sachets de semences pour commencer la culture. Une fois lancées, les familles sont en mesure de prendre soin de leur jardin elles-mêmes.

Les résultats enregistrés par UNICEF en Algérie en 2006-2007 prouvent qu’avec des efforts et des moyens limités, le monde développé peut changer complètement la situation de la sécurité alimentaire et de la pauvreté des plus démunis en une période minimale.

A nous de choisir le bon chemin du changement !

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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