Burkina Faso : planter du vetiver pour sauver les sols (Google / Ouest France)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.ouest-france.fr/Au-Burkina-Faso-Anne-Elisabeth-plante-pour-sauver-les-sols-/re/actuDet/actu_3637-583603——_actu.html

Au Burkina-Faso, Anne-Elisabeth plante pour sauver les sols

Cette enseignante retraitée installe des pépinières de vétiver pour lutter contre la désertification dans ce coin du Sahel. Elle vient d’être récompensée dans le cadre du trophée Terre de Femmes, organisé par la Fondation Yves Rocher.
Cela fait quatre ans qu’Anne-Elisabeth Rehault se rend à Réo, dans la région du Sanguié, au centre du Burkina-Faso. Cette grand-mère énergique, botaniste de formation, écologiste tendance Corinne Lepage, installée à Hanvec, près de Brest, a fini par tisser des liens étroits avec la population de ce petit coin du Sahel. Des hommes et des femmes y cultivent fruits et légumes avec des méthodes ancestrales. Pendant la saison des pluies, les violents orages emportent peu à peu la terre arable. Faute d’arbres, il ne reste que la latérite, cette terre rouge lessivée et appauvrie qu’essaient de retenir de maigres cordons de pierres. Et si, pour fixer ces diguettes, pour piéger l’eau lors des pluies, on y plantait du vétiver, cette graminée dont les racines fixent le sol (lire ci-contre) ? Cette idée, Anne-Elisabeth l’a transformée en projet. Elle a convaincu les chefs de villages. S’est appuyée sur les groupements féminins et le Centre de protection de la nature local. L’an dernier, elle a créé une première pépinière à Réo, pour cultiver et multiplier cette plante miracle. De quoi planter 150 km de haies !

« Pour mettre en place une parcelle grillagée de 1 000 m2, avec un puits au milieu, une maisonnette pour le gardien, une autre pour des expositions destinées à sensibiliser la population sur les techniques agraires et les méfaits de la déforestation, il me faut 2 000 euros », explique la prof de sciences naturelles à la retraite. La première pépinière fonctionne à Réo depuis 2007. Anne-Elisabeth vient de passer un mois sur place pour lancer la deuxième, à Kyon, à huit kilomètres de là. Elle compte sur le montant du prix attribué par la Fondation Yves Rocher, pour développer ses jardins pédagogiques. Une fois les parcelles protégées par le vétiver, on pourra y cultiver oignons, tomates, courgettes, carottes, mil et sorgho.

L’élève de Soeur Emmanuelle

Anne-Elisabeth n’est pas bretonne. D’origine russe par sa mère, une enfance en Tunisie où elle a été l’élève de Soeur Emmanuelle, une licence de botanique à Paris, dix-sept ans d’enseignement sur la Côte d’Azur : rien ne la prédestinait à s’installer dans le Finistère. Si ce n’est un mari océanographe nommé à Brest, il y a dix-neuf ans.

(continue)

Philippe GAILLARD.

Depuis 2001, la fondation Yves Rocher récompense des femmes, qui, en France et ailleurs, se battent pour la nature. Vendredi, A.-E. Rehault a reçu le 3e prix du trophée Terre de Femmes, doté de 7 000 €.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

Une réflexion au sujet de « Burkina Faso : planter du vetiver pour sauver les sols (Google / Ouest France) »

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s