Algérie : projet de réserve forestière à Djelfa (Google / Le Maghreb)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=9279

Pour protéger la zone steppique

Lancement prochainement d’un projet de réserve forestière à Djelfa

La wilaya de Djelfa s’apprête à lancer un projet de réserve forestière. La cérémonie de démarrage est prévue pour le 29 mars en cours.Le projet en question consiste à créer une réserve forestière en zone steppique, précisément à Djelfa. Cette réserve se situera au niveau  de la forêt Senalba -Est qui s’étend sur une superficie de 19 800 ha divisée en 12 séries comprenant chacune des parcelles constituées à 95 % de pin d’Alep et 5 % de chêne vert. Une partie de cette forêt sera une réserve protégée. La zone steppique à protéger  est située à proximité de cette forêt sur une étendue qui sera déterminée avec les services du Haut commissariat au développement de la steppe (HCDS). Les  principaux axes du projet  s’articulent  autour d’activités à caractère d’études scientifiques, d’expertises et d’interventions sur site de protection et de sauvegarde, de réalisation d’ouvrages légers, d’inventaire des espèces diverses, de sensibilisation et d’éducation environnementale.

L’objectif global du projet est la préservation de la biodiversité de la réserve forestière et steppique et la lutte contre la désertification en plus d’un certain nombre d’objectifs intermédiaires comme l’interdiction de la chasse du gibier, de la coupe illicite du bois et de l’arrachage de l’espèce Alpha en plus de la protection des espèces végétales et animales rares.

Il faut dire qu’en Algérie, l’équilibre de l’écosystème steppique a été très  affecté ces dernières années. Cet écosystème a été pour longtemps assuré par une harmonie très rigide entre l’homme et le milieu dans lequel il vit. Cet équilibre a été à l’origine des pratiques humaines ancestrales qui pouvaient assurer la durabilité et la régénération des ressources naturelles. Cependant, ce territoire qui fut l’espace du nomadisme et des grandes transhumances, a subi des modifications profondes. Les différentes crises qu’a endurées la société pastorale ancestrale ont provoqué l’apparition de nouvelles pratiques, étrangères au mode de vie des populations steppiques. La conséquence de ces modifications étant une dégradation de plus en plus importante, est ressentie à tous les niveaux, du territoire steppique. En effet, l’état écologique de la steppe est, depuis déjà de longues années, extrêmement préoccupant. La désertification s’étend de façon dramatiqueLes actions climatiques responsables de la dégradation des parcours steppiques sont connues et ont fait l’objet de plusieurs études et à travers différentes régions. Par contre, les actions anthropiques sont moins connues car relevant d’un être social dont le comportement varie selon les régions et les traditions sociales de ces dernières.

(continue)
Dalila B.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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