Senegal : pompe solaire à eau par des lycéens (Google / Euskalherria)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/20080326/art208147.php

Des lycéens d’Hasparen installent une pompe à eau dans un village sénégalais

Une équipe réunissant enseignants et une dizaine d’étudiants sont partis hier pour le Sénégal pour aider à l’installation de cette pompe électrique, alimentée par des panneaux solaires. Le système a été choisi pour sa facilité de maintenance et son autonomie propre. Les élèves de bac pro et de bep ont ainsi pu mettre en pratique leurs connaissances acquises en électricité ou en électronique. L’occasion leur a ainsi été donnée de mener un travail de long terme sur le lycée, en abordant les questions liées à la gestion de l’eau, en sensibilisant les élèves au choix des matériaux dans une démarche globale qui se veut durable. Tout le lycée s’est impliqué dans le financement de la démarche, qui totalise un budget global de 30 000 euros, dont 18 000 dédiés uniquement à l’achat de la pompe.
Pour cela, des soirées et diverses initiatives ont été prises par les élèves, les parents ont payé des cotisations à l’association et quelques entreprises ont elles aussi mit la main au porte-monnaie. Les élèves et enseignants du lycée St Joseph à Hasparren viennent d’envoyer à Satio, un petit village du Sénégal situé à 200 km de Dakar, une pompe solaire. Le projet a mobilisé élèves et équipes enseignantes depuis 3 ans au sein de l’association Laguntek, il est l’aboutissement d’un travail de longue haleine, monté avec l’aide de l’association Africakolore.La question de l’eau

Sur la question de l’eau, les élèves ont ainsi pu se former à cette thématique et apprendre qu’aujourd’hui, une personne sur 5 n’a pas accès à l’eau potable. Quand un Africain consomme 5 à 10 litres d’eau par jour, un Européen en consomme 200 litres (700 pour un américain !). Le Sénégal est particulièrement touché par la désertification due au manque d’eau, avec une forte baisse de la pluviosité dû au réchauffement climatique. La croissance démographique a fait passer le pays de 3 millions d’habitants en 1960 à 9 millions aujourd’hui, entraînant une extension des terres cultivables. Défrichements massifs, sur exploitation forestière, sur pâturage et mauvaises pratiques agricoles ont accentué la désertification et entraîné une baisse des ressources naturelles qui correspondant à 20 % du PIB du Sénégal. Jusqu’à présent, les villageois puisaient de l’eau à 75 m de profondeur avec des cordes rattachées à des bidons.(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s