La forêt méditerranéenne s’adapte (Google / Naturavox)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3554

La forêt méditerranéenne s’adapte

Changement climatique, incendie ou activités humaines modifient le fragile équilibre de la forêts méditerranéenne. Michel Vennetier, chercheur au Cémagref d’Aix-en-Provence, étudie l’impact sur la végétation méditerranéenne. La nature sait s’adapter, mais jusqu’à quel point? Éclairage.

Quel est l’influence du changement climatique sur la forêt méditerranéenne ?

A ce jour, tous les climatologues se rejoignent pour prédire une augmentation globale et constante de la température durant les années à venir. D’après nos études, une hausse de deux degrés par rapport à la moyenne pourrait entraîner une migration de la végétation sur plus de 300 km vers le nord, pour retrouver un climat adapté à la survie. Toutefois, dans notre jargon, les « accidents » sont plus inquiétants. Ces phénomènes extrêmes sévissent sur une courte période, comme la sécheresse de 2003 qui s’est abattue sur tout le territoire français. Les experts prévoient une fréquence accrue de ce type d’évènements durant les années à venir. Or, après une sécheresse comme celle de 2003, il faut compter 5 à 10 ans pour que les espèces végétales se remettent à fonctionner normalement. Concrètement, si la forêt méditerranéenne n’arrive pas à s’adapter à ce climat en constante évolution, on peut alors s’attendre à une perte importante et irréversible de la biodiversité.

Quels sont les dangers qui menacent aujourd’hui les espèces méditerranéennes ?
La répétition de ces phénomènes extrêmes représente la plus grande menace. Si l’on prend l’exemple de la sécheresse, elle impacte sur les arbres mais également sur le sol. Un sol qui par la suite, sera moins riche et s’érodera plus facilement. D’autre part, elle est aussi à l’origine d’un évènement très destructeur : le feu. A l’heure actuelle, on a démontré que le feu avait plus d’impact sur la forêt que le changement climatique lui-même, de par sa vitesse et son champ d’action. Ces deux phénomènes interagissent et agravent la situation.

Peut-on prédire le visage de la forêt dans 20 ans ?
(continue)

ROSSI Marie-Blanche

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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