La faim dans le monde, une bombe prête à exploser (Google / France2)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://info.france2.fr/dossiers/monde/42085853-fr.php

La faim dans le monde, une bombe prête à exploser

Face à la montée des prix des denrées de base et à la colère des plus pauvres, l’heure est à l’urgence

Le week-end des 12 et 13 avril a marqué la prise de conscience de la communauté internationale d’une situation dramatique menaçant pas moins de 100 millions de personnes dans 37 pays. Les institutions multilatérales ont lancé un vibrant appel en faveur d’une aide d’urgence aux pays les plus pauvres qui devra sans faute se concrétiser rapidement.

Les « émeutiers de la faim » sont les plus pauvres « Nous devons mettre de la nourriture dans les bouches qui ont faim. C’est aussi abrupt que cela », a déclaré sans fioritures Robert Zoellick, le patron de la Banque mondiale. Pas de doute, le dossier est prioritaire.

La FAO, département de l’ONU dédié à l’agriculture et à l’alimentation, parle de « la crise alimentaire la plus grave depuis quinze ans » et prévoit une hausse de 56% de la facture céréalière pour les pays pauvres cette année, malgré une hausse de la production mondiale estimée à 2,8% pour 2008.

Le prix moyen d’un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l’huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd’hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu’un seul Le prix moyen d’un repas a augmenté de 40% en un an. Le blé, le riz, l’huile, le maïs, le soja, le colza, toutes ces denrées sont aujourd’hui tellement chères que ceux qui vivaient déjà avec 1 ou 2 dollars par jour, ne peuvent plus désormais faire qu’un seul repas quotidien. Ceux-là n’ont rien à perdre, puisqu’ils ont si peu, à manifester dans les rues à manger avec violence. Leur révolte risque de mettre en danger la paix et la sécurité d’Etats souvent fragiles. C’est le cas en Haïti par exemple où, faute d’avoir su apaiser la colère des manifestants par l’annonce de mesures concrètes, le premier ministre a dû démissionner.

Dominique Strauss-Kahn, le récent directeur général du Fonds monétaire international, imagine le pire : « Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant, (…) les conséquences seront terribles. (…) Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre ».

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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