CARE : «Réagir au plus vite» (Google / Le Quotidien.lu)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.le-quotidien.lu/edition/article.asp?ArticleId=17194

«Réagir au plus vite»

Le Luxembourg était quasiment le seul pays européen où CARE n’était pas présent. C’est maintenant chose faite depuis quelques semaines et les projets vont déjà bon train.
Entretien avec notre journaliste Audrey Somnard

Quand l’idée d’un bureau CARE à Luxembourg a-t-elle germé?
Frédéric Haupert : Je crois qu’on a pensé à ouvrir un bureau ici à Luxembourg depuis 2007, mais il faut dire que nous travaillions déjà très bien avec le gouvernement luxembourgeois. Nous avons réalisé ensemble un grand projet au Niger qui a commencé l’année dernière et qui devrait durer encore pendant deux ans. Mais c’est aussi le gouvernement luxembourgeois qui nous a demandé pourquoi nous n’étions pas installés au Luxembourg. Parce que si on regardait la carte européenne, il n’y a presque qu’au Luxembourg que CARE n’était pas présent. Nous sommes installés depuis un mois, mais le travail a déjà commencé.

En quoi consiste l’activité de l’association?

Nous avons deux branches : l’humanitaire et l’aide au développement. Concernant l’humanitaire, CARE est présent dans 70 pays du monde. Nous sommes prêts à intervenir dans presque tous les pays qui subissent une catastrophe naturelle ou une guerre. Nous pouvons très vite réagir en estimant les besoins et l’ampleur de la catastrophe. Notre organisation conseille les Nations unies en cas de catastrophe. Notre spécialité c’est notre capacité à réagir rapidement, mais aussi à établir notre aide sur le long terme, pour un développement plus durable. Pour ce qui est du bureau au Luxembourg, je suis le seul salarié, ce qui garantit des frais administratifs très bas, et c’est mieux ainsi. L’argent est fait pour être dépensé sur place pour les populations qui ont besoin d’aide.


Vous avez besoin d’argent, de bénévoles pour fonctionner correctement?

Nous avons besoin de bénévoles ici à Luxembourg, ça c’est sûr. Nous allons dans les mois à venir informer le public sur nos projets et l’aide au développement, pour mieux faire connaître la situation dans les pays que nous aidons. Nous avons beaucoup de projets dans les pays cibles du gouvernement luxembourgeois. Mais il nous faut aussi la société civile, des donateurs privés, des gens qui s’engagent dans des cercles d’action de CARE, mais aussi avec des entreprises. Nous travaillons avec les cercles des ONG. Ici CARE a beaucoup à donner, mais beaucoup à apprendre aussi.

L’augmentation des prix des produits alimentaires doit avoir aussi une incidence sur les ONG?

En cas de sécheresse, comme en ce moment en Afrique de l’Est, il faut importer les produits pour aider les gens. D’ici juin, il nous faudra nourrir 200 000 personnes de plus en Somalie. C’est aussi à cause de cette augmentation des prix, que les besoins en fonds ont augmenté jusqu’à 25 millions de dollars! L’objectif de CARE International est de mobiliser des fonds avec nos partenaires publiques et privés. Le tout est d’intervenir au plus vite: au début d’une sécheresse, nourrir un enfant africain coûte un dollar par jour. Si on attend trop, c’est 80 dollars pour le secourir.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.

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