Les pays d’Asie centrale et la crise de la mer d’Aral (Google / Xinhuanet)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-05/28/content_641324.htm

Des pays d’Asie centrale montrent du doigt la crise de la mer  d’Aral pour solliciter davantage d’aide internationale

NEW YORK (Nations Unies), 27 mai (Xinhua) — Les ambassadeurs  de l’ONU de cinq pays de l’Asie centrale ont mis en lumière la  crise environnementale en Mer d’Aral, auparavant le quatrième plus grand lac du monde mais qui a rétréci d’un dixième de sa  superficie initiale. Dans leurs déclarations respectives présentées lors d’un  séminaire de l’ONU, les représentants permanents de l’Ouzbékistan, du Kirghizstan, du Tadjikistan et du Turkménistan, dont les pays  partagent le Bassin de la Mer d’Aral, appellent à l’unanimité à  l’attention et au soutien de la communauté internationale.

Leurs points de vue sur le gravité de la situation sont  partagés par des responsables des agences de l’ONU concernées à  savoir — Le programme des Nations unies pour le développement ( PNUD), le Département des Affaires économiques et sociales (DESA)  et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui ont aussi participé à la réunion sous la présidence de  l’Ouzbékistan.

« L’utilisation irrationnelle des resssources en eau au cours  des 50 dernières années qui a commencé durant l’ère soviétique, a  causé l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire moderne — l’assèchement de l’un des plus riches réservoirs d’eau naturels de notre planète — la Mer d’Aral », a déclaré l’ambassadeur de  l’Ouzbékistan à l’ONU Alisher Vohidov qui a présidé la réunion.

Aux dires de M. Vohidov, le volume de la Mer d’Aral a été  réduit par 10 et l’eau à sa surface a rétrécie de plus de 4 fois.  Le niveau d’eau a diminué de plus de 29 mètres, et la ligne  littorale a reculé de dizaines de kilomètres.

En dépit des efforts déployés jusqu’ici, « beaucoup restent  souhaitables pour réhabiliter l’environnement dans et aux environs de la mer asséchée ou pour améliorer la coordination de travail  aux niveaux régional et international », a-t-il dit.

« Les efforts des pays de l’Asie centrale n’ont pas mené à la  mobilisation de la communauté internationale contre ce désastre  croissant », a-t-il observé.

« Pour résultat, des problèmes écologiques, socio-économiques  et démographiques ont émergé dans la région de la Mer d’Aral », a-t- il ajouté. « Leurs origines et conséquences laissent envisager un  caractère international et global ».

Citant des problèmes tels que la propagation de maladies, le  manque d’eau potable, la désertification et la dégradation  biologique dans la région », M. Vohidov a appelé à l’aide de la  communauté internationale.

« Aujourd’hui, il est évident que sans une sérieuse  augmentation de l’assistance financière et technique des donateurs internationaux, il sera presque impossible de réhabiliter la  région de la Mer d’Aral et de régler la plupart des questions  importantes », a-t-il souligné.

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Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.