Afrique : sécheresdse, inondations, catastrophes naturelles (Google / Sudonline)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.sudonline.sn/spip.php?article11546

L’Afrique face aux changements climatiques

SECHERESSE, INONDATIONS, CATASTROPHES NATURELLES AU MENU

Par Ibrahima DIALLO | SUD QUOTIDIEN | jeudi 5 juin 2008

Que faire contre la dégradation du climat en Afrique ? Une question qui mobilise depuis hier mercredi des experts et partenaires au développement du continent à Dakar. Aujourd’hui, quelque 800 millions d’Africains dont 40 % de pauvres sont exposés aux changements climatiques. Or cette région du globe ne produit qu’environ 4 % de la totalité des gaz à effet de serre émis dans le monde.

C’est pour prévenir et préparer les populations aux risques liés à ce phénomène qu’une consultation est organisée hier à Dakar à l’initiative de la Banque mondiale. L’Afrique est un continent vulnérable aux changements climatiques. Cette vulnérabilité s’explique, entre autres, par la sécheresse succédant aux inondations, les écosystèmes fragiles, l’agriculture pluviale et la culture itinérante sur brûlis. A ces facteurs, s’ajoutent la dépendance par rapport aux ressources naturelles, la faible maîtrise de l’eau, le faible niveau de développement des infrastructures et d’accès aux ressources énergétiques et encore les faibles capacités institutionnelles et les revenus fiscaux limités. C’est pour ajuster les stratégies de croissance économique prévenir et préparer les populations à tous risques ou catastrophe résultant de ce phénomène qu’une consultation publique sur les changements climatisations a été organisée hier à Dakar à l’initiative de la Banque Mondiale (Bm), en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (Bad).
Cette rencontre de partage, le troisième du genre après celles de Pretoria en Afrique du Sud et d’Addis Abéba en Ethiopie respectivement les 26 et 31 mai derniers a réuni des représentants d’institutions et organisations régionales et des experts (dans ce domaine) de plus de 12 pays de l’Afrique de l’Ouest.

Elle a pour but de « recueillir le point de vue des acteurs, mais aussi de tracer un chemin pour intensifier la collaboration avec les institutions africaines et partenaires du développement pour une mise en œuvre efficace de stratégies ». Cette réunion d’échanges a été l’occasion pour Madani Tall, Directeur des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, de montrer que les changements climatiques ont un impact réel sur l’Afrique qui est, de l’avis général, le continent le plus affecté par les conséquences des émissions de gaz à effet de serre.

800 millions de personnes en sursis

Pourtant, cette région du globe avec ses 800 millions d’habitants, dont 40 % de pauvres, ne contribue qu’à hauteur de 4 % de la totalité des Ges (gaz à effet de serre) émis dans le monde. A l ‘en croire, le Sénégal, avec l’importance de l’agriculture et du développement urbain côtier dans son économie, est un « exemple typique d’un pays vulnérable » à ces changements climatiques. C’est pourquoi il invite les autorités à relever des défis dans la maintenance et l’aménagement des sols, la gestion des aires côtières et de façon générale, la protection de l’environnement et le développement durable.

C’est pourquoi il invite au développement d’une politique de gestion rationnelle des ressources naturelles et à un accès plus large aux énergies renouvelables pour des millions de personnes qui en sont actuellement privées et la continuation et l’approfondissement des politiques de croissance économique et de réduction de la pauvreté « pour éviter que le changement climatique ne devienne une contrainte supplémentaire », conseille-t-il.

Pour cela, il importe de bâtir des économies capables de résister aux impacts de la variabilité et du changement climatique, privilégiant le développement d’infrastructures humaines et sociales et d’institutions capables de prévenir, gérer et juguler les effets de changement climatique. De même, Marjory-Anne Bromhead, Directeur sectoriel Environnement et gestion des ressources naturelles, département du Développement durable région Afrique de la Bm prône une meilleure gestion des sols, du climat, du bâtiment, etc. et une préparation aux désastres climatiques, aux catastrophes, à l’érosion.

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.