Changement climatique: le nouveau visage de l’Afrique (Google / BBC)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse


Changement climatique: le nouveau visage de l’Afrique

La transformation rapide du paysage de l’Afrique a porté à l’attention générale par la publication d’un atlas du Programme des Nations Unies pour l’environnement, le PNUE.

Le document de 400 pages, également disponible sur internet, souligne les changements importants dans chaque pays africain.

Outre les effets du réchauffement climatique, l’atlas fait aussi état des conséquences de l’urbanisation galopante à Dakar, au Sénégal, de la déforestation à Madagascar et de la construction des routes en République démocratique du Congo.

Voici quelques uns des principaux cas:

Fonte sur les monts Rwenzori

Le changement climatique a provoqué une diminution considérable des glaciers de ces montagnes équatoriales ougandaises.

Selon l’ONU, ces glaciers se sont rétrécis de moitié entre 1987 et 2003 (il y a très peu de zones blanches sur la seconde image).

Pendant cette période, les fortes températures et la baisse des quantités de nuages ont aussi contribué à la sublimation c’est-à-dire la vaporisation directe de la glace sans fonte.

Selon les Nations Unies, les chercheurs pensent qu’au rythme actuel de réduction, les glaciers disparaitront d’ici 20 ans.

La déforestation en République démocratique du Congo

Le réseau routier en pleine expansion dans le nord du pays a eu un impact notable sur la forêt, avec l’éventualité d’une circulation plus importante dans un milieu biologiquement riche.

Les couloirs verts clairs sur la photo de 1975 illustrent la déforestation le long des routes dans les provinces du Nord-Oubangui et du Mongala.

Sur la photo de 2003, ils sont plus importants, notamment en raison des changements dans les pratiques agricoles, et l’exploitation industrielle du bois qui, selon l’ONU, est devenue la forme la plus importante d’utilisation de la terre en Afrique centrale.

Les contreforts de Djebel au Soudan

Dans les régions occidentales du Soudan, les déplacements de population, dus à la sécheresse et au conflit au Darfour, ont provoqué la destruction du massif d’arbustes dans cette région dotée d’un environnement fragile.

La perte de savane depuis 1972 – à gauche – a un impact sur la vie dans la région: l’érosion du sol affectant les ressources de la population en pleine croissance.

Les effets pervers de l’urbanisation de Dakar

En un demi-siècle la capitale sénégalaise a poussé comme un champignon passant d’une petite collectivité urbaine à la pointe de la péninsule à une grande métropole de 2,5 millions d’habitants.

L’image à droite ne montre même pas l’étendue actuelle de la capitale sénégalaise. L’urbanisation galopante de Dakar a englouti une bonne partie des terres agricoles qui l’ont alimentée dans le passé.

La sécheresse des années 1960 dans le pays a contraint des centaines de milliers de personnes à quitter les zones rurales pour Dakar.

D’ici 2030, deux tiers de la population sénégalaise vivraient en milieu urbain.

Même si le taux de natalité a commencé à baisser, la ville continue de progresser.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.