Les cultures biotechnologiques sont-elles une solution aux pénuries de nourriture (Google / Actualités)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

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Les cultures biotechnologiques sont-elles une solution aux pénuries de nourriture

D’après leurs avocats, les cultures biotechnologiques constituent une solution aux pénuries de nourriture, et seront indispensables pour nourrir la population mondiale croissante dans les décennies à venir dans un contexte de changement climatique.

La biotechnologie en agriculture sera un élément clé pour nourrir une population mondiale croissante et relever les défis climatiques tels que les sécheresses qui tuent les cultures, d’après un groupe industriel.

« C’est très important que nous continuions à avancer » a indiqué Thomas West, directeur des affaires de biotechnologie, interviewé en marge d’une conférence sur la biotechnologie à San Diego.

Les pénuries de nourriture cette année ont provoqué des émeutes dans certains pays ainsi que la hausse des prix sur les différents marchés du monde. Ces pénuries ont également suscité des questions à propos de la façon dont le monde peut répondre à ces problèmes.

Malgré la répugnance persistante dans certaines nations et de la part de certains consommateurs et de groupes de défense de l’environnement, les cultures génétiquement modifiées –et la fortune des compagnies qui les produisent- sont en constante augmentation.

Les demandes croissantes de nourriture et de biocarburants ont aidé à accélérer le mouvement.

En utilisant des modifications génétiques biotechnologiques et conventionnelles, les cultures peuvent avoir un rendement optimal et peuvent vivre dans des conditions climatiques extrêmes.

D’après les défenseurs de ces technologies, ces cultures biotechnologiques peuvent être faites de manière plus saine, et peuvent être développées de manière à créer plus d’énergie pour la production d’éthanol.


« On peut amener un grand nombre d’outils à résoudre les problèmes grâce à la technologie » a indiqué Jack Bernens directeur des relations industrielles pour la compagnie Syngenta.

« Alors que les prix de la nourriture augmentent, cela apportera sans doute une perspective plus pratique au débat ».

Syngenta se concentre sur les cultures de maïs résistantes à la sécheresse, et espère amener sur le marché ses productions dès 2014. La compagnie se concentre également sur d’autres caractéristiques pour augmenter le rendement des cultures et protéger les plants des insectes.
Du blé biotechnologique résistant à la maladie est également développé par Syngenta.

Syngenta et d’autres groupes industriels de biotechnologie développent également des cultures biotech qui ont besoin de moins de fertilisants, et du maïs qui peut être transformé en éthanol de manière plus efficiente.

La rareté de l’eau est un problème qui devrait doubler en gravité au cours des trois prochaines décennies alors que la population est en pleine explosion, et ce problème sera exacerbé par le changement climatique, a indiqué un responsable de Bayer CropScience, une unité du groupe allemand Bayer AG.

Avec près de 9 milliards d’individus attendus sur la planète d’ici 2040, et 85% de la population vivant dans les pays les moins développés, la réduction des terres pour l’agriculture et les grandes demandes en eau seront accompagnées d’une multiplication par deux de la demande de nourriture, a indiqué David Dennis, le PDG de Performance Plants, une compagnie américaine.

Performance Plants travaille avec la Fondation Internationale de Récoltes biotech pour l’Afrique, afin de développer et tester sur le terrain du maïs blanc résistant à la sécheresse.
La sécheresse est le principal problème que ces cultures doivent supporter, d’après David Dennis.

Les opposants aux cultures biotechnologiques refusent l’idée selon laquelle la biotechnologie est la réponse au problème des pénuries de nourriture, et disent que les dirigeants industriels continuent à concentrer l’essentiel de leurs efforts sur des plantes qui tolèrent plus de produits chimiques même s’ils font augmenter les prix des graines.

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Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.