Moins de dégâts pour la première moitié de l’année (Google / Le Matin.ma)

Lu au site : Alerte Google – désertification

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Incendie de Forêts

Moins de dégâts pour la première moitié de l’année

Bénéficiant des grosses chaleurs et du phénomène du Chergui, l’incendie de forêts est très fréquent en été. Annuellement, ils ravagent des dizaines d’hectares et viennent à bout de grandes superficies forestières.

Pour l’année en cours, et malgré certaines périodes très chaudes, le Maroc a enregistré une baisse d’incendies de forêts et des superficies brûlées. En effet, au 21 juillet dernier, leur nombre s’est élevé à 132 cas touchant une superficie de 233 ha, soit 1,7 ha par incendie. Comparativement aux années précédentes, les incendies enregistrent régulièrement une baisse en nombre et en superficie, avec respectivement 3.250 ha incendiés (403 départs de feu) en 2005, 476 ha (152 départs de feu) en 2006 et 418 ha (176 départs de feu) en 2007.

Par ailleurs, l’analyse des données de la dernière décennie, en cette même date, fait ressortir une moyenne de 203 départs de feu, touchant une superficie totale de 1.200 ha, soit 6 ha par incendie. A titre d’information, la superficie moyenne annuelle touchée par les incendies à l’échelle du bassin méditerranéen est comprise entre 15 et 20 ha/incendie.

Cette baisse dénote de l’amélioration régulière du processus d’alerte et de la réactivité du dispositif de lutte mis en œuvre par l’ensemble des partenaires concernés, à savoir le comité du pilotage du plan directeur de lutte contre l’incendie qui regroupe le Haut commissariat aux eaux et aux forêts et à la Lutte contre la désertification, la Protection civile, la Gendarmerie Royale, les Forces Armées Royales, les Forces auxiliaires, les Forces Royales Air, les autorités et les collectivités locales. En effet, la stratégie d’intervention repose sur un système de lutte gradué, à quatre niveaux d’intervention.

Le premier repose sur une gestion et une prise en charge du départ du feu par les services du Haut commissariat aux eaux et aux forêts et à la lutte contre la désertification, moyennant des véhicules de première intervention constitué actuellement d’un parc de 70 véhicules et les éléments de la Protection civile. Le deuxième niveau d’intervention est renforcé, en cas de besoin, par le recours aux avions de la Gendarmerie Royale d’une capacité de 1,5 à 3 tonnes pour traiter les foyers de feu les plus importants ou inaccessibles par les moyens terrestres classiques.

De leur côté, les Forces auxiliaires apportent leur concours pour circonscrire le feu au sol et protéger les populations et les installations vulnérables.
Les Forces Armées Royales, quant à elles, appuyées par les avions, interviennent au troisième niveau pour les feux d’une importance plus grande à progression rapide nécessitant l’usage des produits retardant pour ralentir ou empêcher l’avancement des flammes. La coopération régionale peut également être un mode de contribution dans la lutte aérienne contre les feux de forêts d’une ampleur exceptionnelle.

Le programme d’action de prévention et de lutte contre l’incendie de forêts mis en œuvre au titre de l’année 2008 s’articule autour de trois composantes. Il s’agit d’abord du renforcement de la prévention à travers la sensibilisation et la réalisation des travaux d’équipement et de traitement des forêts. La sensibilisation du grand public aux risques et impacts des incendies de forêts, à travers tous les supports médiatiques, revêt une importance particulière sachant que la quasi-totalité des points de feux, résultent de l’action de l’homme, soit par imprudence, soit intentionnellement. Il faut signaler à ce titre, que pour plus de 95% des incendies, les enquêtes pour la détermination des origines restent infructueuses.

La deuxième composante concerne la détection et l’alerte par la mise en place d’un réseau de guetteurs et de patrouilles au niveau des zones sensibles alors que la troisième est relative à l’opérationnalisation d’un nouveau dispositif d’intervention terrestre et aérienne contre les feux de forêts.

(continue)

Par M.AK. | LE MATIN

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.