Emeutes de faim : « Des chances pour le Burkina » (Google / lefaso.net)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.lefaso.net/spip.php?article28727&rubrique21

Emeutes de faim : « Des chances pour le Burkina »

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’auteur des lignes ci-dessous pense que les émeutes de la faim intervenues tant au Burkina qu’ailleurs représentent des chances pour notre pays. Lisons son argumentaire.

En février, mars et mai 2008, des émeutes, des marches, des grèves, des meetings à Bobo, à Ouahigouya, à Banfora, à Ouaga puis dans tout le Burkina. Au plan mondial, les mêmes événements se produisent au Sénégal, au Bénin, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en France, au Portugal, en Espagne, en Italie, etc. Ce sont les émeutes de la faim. A ce jour, nous vivons de plus en plus durement les effets catastrophiques d’une telle situation. C’est la vie chère. Qu’en dire ?

Pour mon découragement, je lisais le père Jacques Lacour dans « Le Pays » n°4183 du 19 août 2008, dans un article intitulé : les mauvais choix des gouvernants burkinabè : « … tout observateur verra que depuis 15 ans, l’agriculture, pourtant pilier de notre économie a été définitivement abandonnée à elle-même, sans soutien, ni encadrement, ni subvention, ni budget… ». Avait-il raison ?

Le même jour 19 août, pour mon encouragement je lisais d’une part, à propos des mangues dans « Le Pays » n°4183 : « Aujourd’hui, en effet, la mangue ne pourrit plus que sous l’effet des attaques parasitaires. Car des initiatives ont été développées depuis les 15 dernières années, visant d’une part, à mieux organiser l’exportation, et d’autre part, à booster la transformation locale. En l’espace de quelques années, des unités de séchage de mangues ont poussé comme des champignons à Orodara et à Bobo Dioulasso. Et cerise sur le gâteau, Dafani S.A. qui a transformé sa première mangue le 14 juin 2007, a mis fin à l’époque des mangues pourries à Orodara ».

D’autre part, dans le même journal, à propos des amandes de karité, je lisais ceci : « Au Burkina Faso par exemple, cette filière (karité) s’est nettement améliorée avec la création de la table filière karité qui a su fédérer les acteurs (avec l’appui des partenaires) dans un objectif de faire rapprocher les acheteurs nationaux et internationaux des fournisseurs et producteurs locaux.

Ainsi, la production des amandes du Burkina qui stagnait autour de 25.000 tonnes, a progressivement atteint de nos jours les 120.000 tonnes à l’export sur le marché mondial avec plus de 50.000 producteurs et collecteurs impliqués à la commercialisation et qui vivent pleinement de cette activité et aussi quelques sociétés exportatrices. »

Enfin, le même jour, je lisais dans le journal « L’Indépendant » n°780 dans un éditorial titré « La probité » : « Si on lit attentivement les discours du Premier ministre depuis sa nomination en juin 2007, si on suit attentivement ses interventions publiques, on remarque que ce sont des termes récurrents. Ces expressions (cultiver l’éthique, promouvoir les vertus citoyennes et le respect des valeurs républicaines) reviennent comme des leitmotivs.

Des expressions qui traduisent les préoccupations essentielles d’un homme en quête des vertus telles l’honnêteté, la franchise, la loyauté, le respect du bien commun, etc. des valeurs qui tiennent à coeur le premier des ministres que s’est choisi le Président Blaise Compaoré, des valeurs qu’il voudrait voir prospérer dans l’Administration, notamment dans la haute administration de l’Etat. Ce sont des vertus qu’il voudrait inculquer à ses concitoyens et concitoyennes en cette année 2008 et à ce Burkina du 21e siècle. Faut-il croire qu’il fait de l’angélisme ? Non ! » Qui dirait mieux ! ? Bravo, « L’Indépendant » !

Après une telle introduction que dire ? Que faire ? Comment faire ? Souvenons – nous que le Burkina est à juste titre qualifié de pays agricole arriéré et qu’il a été supprimé en 1932 par la France pour servir d’instrument de développement à des pays voisins. « Le sorcier oublie toujours mais la mère de l’enfant n’oublie jamais ». Alors, n’oublions jamais que nos pays africains ont souffert et continuent de souffrir de l’esclavage, du colonialisme, du néo-colonialisme, de l’impérialisme ou de la françafrique. Ce ne sont pas de simples vues de l’esprit. Des pays comme la France, la Belgique, le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre, des villes célèbres comme Nantes, Bordeaux, Marseille, Bruxelles, Lisbonne, Liverpool, Amsterdam doivent beaucoup de leur développement aux « pauvres pays » d’Afrique.

(continue)

Produire et consommer burkinabè

Avant toute chose, il faut assurer la collecte et la maîtrise de l’eau. Le Burkina est à encourager pour ses efforts depuis la Révolution : le Sourou, la Kompienga, Bagré et bientôt Samandeni sans compter de nombreux petits barrages et retenues d’eau.

1.1. L’agriculture

1.2. L’élevage

1.3. Les ressources halieutiques

1.4. Environnement – tourisme

1.5. L’artisanat

Les mesures d’accompagnement

2.1 Le relèvement des salaires et des pensions

2.2 La distribution, la commercialisation, l’industrialisation

2.3 Les infrastructures

2.4 Les énergies

2.5 Le civisme et la justice

Au terme de cette contribution, évidemment non exhaustive, au débat démocratique, que conclure ?

Ensemble, vieux et jeunes, riches et pauvres, hommes et femmes dans l’amour du prochain, dans l’amour de notre pays, loin de la « mal cause », de la jalousie, du mensonge, de l’idéalisme, de la politique politicienne, dans la vérité et dans la paix, avec le Président du Faso, Son Excellence Blaise Compaoré, construisons un Burkina toujours meilleur !

Cyprien NANEMA

Le pays

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.