Algérie : Réalisation de réservoirs souterrains (Google / Liberté)

Lu au site : Alerte Google – désertification

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L’Algérie profonde (Mardi 01 Octobre 2002)

Médéa

Réalisation de réservoirs souterrains

La réalisation de réservoirs souterrains, dont les travaux sont en cours dans des sites localisés dans la région de Ksar El-Boukhari, est une première en Algérie si l’on croit une source de la direction de l’hydraulique de Médéa. L’expérience entièrement confiée à des équipes venues de la République populaire de Chine sera concrétisée par la construction d’une cinquantaine de petits ouvrages prévus dans le cadre d’un don consenti par ce pays. Le procédé utilisé repose sur une technique permettant de mobiliser les eaux de ruissellement dans de petits réservoirs souterrains dont les capacités varient de vingt à cinquante  mètres cubes. Menée à l’aide d’une main-d’œuvre qualifiée, la réalisation de ces réservoirs permet de stocker les eaux de pluie qui tombent dans cette zone semi-aride afin de satisfaire les besoins d’abreuvement du cheptel et de la petite irrigation. Considérée comme une zone où il est enregistré un déficit pluviométrique récurrent, la région de Ksar El- Boukhari, soixante kilomètres au sud de Médéa, a été choisie par le ministère des Ressources en eau pour la réalisation d’une expérience basée sur la construction de réservoirs souterrains compte tenu de leur  spécificité en matière de coût et de fiabilité. En effet, ces petits ouvrages, qui utilisent une technique simple de captage des eaux pluviales à travers des canaux et des talwegs situés en amont, ont prouvé leur utilité ailleurs, indique-t-on. L’on fait savoir que des expériences similaires ont été conduites dans d’autres pays confrontés au problème de manque de pluie, notamment en Afrique où la sécheresse sévit depuis plusieurs années.
Ce qui devra amener les décideurs du secteur à généraliser l’expérience à travers les autres régions du pays qui connaissent des déficits pluviométriques et qui ne possèdent pas les moyens de mobiliser les eaux des faibles précipitations survenant en période hivernale. Selon les explications fournies à l’occasion de la dernière visite du ministre dans la wilaya, la technique a aussi cet avantage de ne pas nécessiter de grands budgets tout en offrant la possibilité d’un stockage des eaux sans risque d’évaporation en période de grandes chaleurs.
Entamés depuis le début de l’année, les travaux de réalisation ont atteint un niveau d’avancement appréciable, permettant de conforter les prévisions de remplissage de la totalité des réservoirs pendant le prochain hiver. La région concernée, étant située dans la partie steppique de la wilaya, a un besoin pressant de ces apports d’eau eu égard aux importantes étendues de terres favorables à la pratique de l’agriculture et de l’élevage, surfaces qui sont de plus en plus menacées par la sécheresse dont les effets sur l’économie de la région sont devenus évidents.

M. EL BEY

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.