Des jardins de famille au lieu d’exploiter la nature (Willem)

Je viens de lire avec attention le message publié par

<UNNews@un.org>

New York, Oct  8 2008  6:00PM

CLIMAT : IL FAUT ENCOURAGER LES PLUS PAUVRES À EXPLOITER LA NATURE EN RESPECTANT L’ENVIRONNEMENT

Vous trouverez le contenu de ce message ici-bas.

Je suis tout-à-fait d’accord avec la déclaration suivante : « Les trois-quarts des 2,6 milliards de personnes qui vivent avec moins de 2 dollars par jour dépendent des ressources naturelles locales pour leur subsistance. Les menaces que commencent à faire peser le changement climatique et la dégradation des écosystèmes sur la vie de ces gens rendront nécessaire le développement de stratégies de développement qui renforcent la résistance contre ces menaces, souligne ce rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Banque mondiale et le World Resources Institute dans le cadre du Congrès mondial sur la préservation à Barcelone (Espagne).« 

Par contre, mon opinion diffère fondamentalement de celle exprimée dans le Rapport sur les ressources mondiales 2008, qui déclare qu’il faut : « encourager les populations rurales les plus pauvres dans le monde à exploiter la nature en respectant l’environnement, ce qui les aidera à affronter la menace que fait peser le changement climatique« .

S’il est vrai que « La pauvreté n’appartiendra pas au passé tant que nous n’investirons pas dans une gestion plus intelligente des ressources de la nature dans le monde. Il y a maintenant de nombreux modèles et études de cas qui montrent comment gérer les écosystèmes pour doper les revenus des populations rurales tout en respectant l’environnement » (Achim Steiner,  directeur exécutif du PNUE), je suis convaincu que l’atténuation de la pauvreté ne doit pas être obtenu par une gestion intelligente des ressources naturelles ou par une meilleure gestion des écosystèmes, mais par l’investissement intelligente dans la construction d’un petit jardin potager pour chaque famille de la population rurale dans les régions arides, semi-arides et sub-humides.

Le nombre de cas de succès, basés sur des bonnes pratiques de l’agriculture et de l’horticulture, nous garantit que les pays développés peuvent investir d’une façon efficace dans la création de petits jardins de famille et de jardins scolaires afin de « doper les revenus populations rurales » sans devoir exploiter la nature et développer des stratégies intelligentes pour gérer les écosystèmes sans dégradation aucune.

2007-04 Petit jardin de famille avec différents légumes en plein désert Sahara près de Tindouf
2007-04 Petit jardin de famille avec différents légumes en plein désert Sahara près de Tindouf

Veuillez trouver un exemple d’un tel cas de succès dans la réalisation d’un millier de jardins de famille dans les camps des réfugiés dans la région de Tindouf (S.W. Algérie) – <http://desertification.wordpress.com&gt;

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.