Journée arabe environnement Maroc : La pollution coûte 13 milliards de DH par an (Google / L’Economiste)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.leconomiste.com/article.html?a=88937
Journée arabe de l’environnement

La pollution coûte 13 milliards de DH par an

· Plus de 12.000 écoles rurales hors réseaux d’eau et d’assainissement

· Un investissement de 80 milliards de DH pour la mise à niveau à l’horizon 2020


· Des actions de proximité et partenariats avec les régions pour juguler le phénomène

4% du PIB. Tel est le coût lié aux dégradations de l’environnement. Plus exactement, l’estimation du secrétariat d’Etat en charge de l’Eau et de l’Environnement porte sur 13 milliards de DH/an. Ce coût résulte bien évidemment de plusieurs facteurs tels que la surexploitation des ressources, les changements climatiques, la désertification, mais aussi des émissions et rejets de polluants domestiques et industriels. Le tout affecte l’eau, l’air et la biodiversité. C’est la rançon des grands projets de développement économique et social, mais c’est aussi la conséquence du retard pris dans la mise en place de certaines infrastructures socioéconomiques. Fort heureusement, la volonté d’y remédier ne fait pas défaut. Et ce 14 octobre qui coïncide avec la Journée arabe de l’environnement vient à point nommé pour dresser le bilan des actions.

La politique engagée vise principalement à réduire la pollution de près de 80% à l’horizon 2020. Dans ce cadre, rappelle-t-on auprès du secrétariat d’Etat à l’Environnement, divers programmes de lutte contre la pollution sont d’ores et déjà engagés sans oublier le volet réglementaire qui a été enrichi de 5 lois relatives à la protection et à la mise en valeur de l’environnement. Un fonds dédié a même été mis en place. D’emblée, les axes d’intervention se déclinent sous forme de programmes complétés par des actions ciblées. En tête figure le Programme national d’assainissement liquide (PNA). Ce plan, dont la réalisation nécessiterait pas moins de 43 milliards de DH, a pour objectif d’augmenter le taux de raccordement au réseau d’assainissement de 70 à 80% et de réduire la pollution domestique et industrielle de 60% à l’horizon 2020. Il consiste en une mise à niveau du service d’assainissement (réseaux d’assainissement et épuration) au profit de 10 millions d’habitants. Les retombées attendues sont jugées très positives à divers niveaux, des recettes de l’Etat, de la création d’emplois, de réduction des risques sanitaires et surtout du recyclage des eaux usées. De sorte qu’à l’horizon 2020, on n’aurait pratiquement pas de rejet sur le milieu naturel.

Le Programme national des déchets ménagers (PNDM) cible, comme l’indique son intitulé, cette autre grande source de pollution. L’objectif est d’atteindre à l’horizon 2021, un taux de 90% de collecte et de traitement des déchets ménagers. Le PNDM ambitionne aussi de généraliser les décharges contrôlées à l’ensemble des agglomérations. Avec à la clé l’organisation et la promotion de la filière de «tri–recyclage–valorisation». Il est ainsi prévu d’atteindre le taux de 20% de récupération des déchets générés. Le coût global de ce programme est estimé à 37 milliards de DH.

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.