Afghanistan : nourrir les familles qui ont faim (Google / CICR)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.cicr.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/afghanistan-feature-161008?opendocument

Afghanistan : nourrir les familles qui ont faim


En Afghanistan, la situation humanitaire reste très sombre en raison du prolongement du conflit et d’une insécurité alimentaire chronique, encore aggravée par la hausse mondiale des prix des produits alimentaires. L’hiver approchant, le CICR a renforcé ses programmes d’urgence en faveur des populations appauvries.

Dans le nord de l’Afghanistan, des civils qui luttent pour surmonter les effets du conflit, qui dure depuis des décennies, sont rendus encore plus vulnérables par un temps hivernal rigoureux et la perte des récoltes due à une grave sécheresse. Quelque 280 000 personnes souffrent des conséquences de la plus grave sécheresse qui se soit produite depuis 10 ans. Sans nourriture, sans argent pour acheter des semences et sans garantie d’une pluie prochaine, les perspectives sont très sombres, notamment pour la récolte d’hiver, dans une région agricole où la seule eau que reçoivent les cultures est l’eau de pluie. On s’attend à ce que des milliers de familles quittent leur village en quête de nourriture et de travail.

Leur sort tragique est encore aggravé par la montée en flèche des prix des produits alimentaires. Le renchérissement mondial de ces derniers a incité les principaux exportateurs régionaux à en interdire l’exportation, ce qui a réduit encore davantage l’entrée de vivres en Afghanistan. Des problèmes d’infrastructures, notamment l’absence de routes dignes de ce nom, ont également contribué aux pénuries de denrées alimentaires et d’autres biens essentiels. Tous ces facteurs n’ont fait qu’intensifier l’insécurité alimentaire chronique à laquelle de nombreux Afghans doivent déjà faire face. Dans tout le pays, ils sont très nombreux à ne pas avoir les moyens d’acheter des produits essentiels tels que le blé et le riz. Le prix de la farine, par exemple, a doublé en moins d’une année.(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.