Réchauffement climatique (7 sur 7)

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Le réchauffement climatique plus rapide et plus fort que prévu

Le réchauffement climatique s’avère plus rapide et plus intense que prévu, et fera connaître ses conséquences en Belgique aussi, avec une augmentation du nombre des tempêtes, du niveau annuel maximal des pluies et des concentrations d’ozone en été, peut-on lire dans un rapport alarmant du Fonds mondial pour la nature (WWF), qui demande à l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% d’ici à 2020. Selon le rapport du WWF, intitulé Climate change: faster, stronger, sooner, le réchauffement climatique global est plus rapide et plus fort que dans les scénarios projetés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC) dans son 4e rapport, publié en 2007.

Pôle Nord
La glace devrait totalement disparaître au Pôle Nord en été entre 2013 et 2040, soit 30 ans plus tôt que prévu, selon les dernières données scientifiques rassemblées par le WWF, qui a reçu le soutien de Jean-Pascal van Ypersele, professeur de climatologie et de sciences de l’environnement à l’UCL et vice-président du GIEC. « Ce phénomène ne s’est jamais produit en plus d’un million d’années », souligne le WWF.

Les glaciers dans les Alpes suisses continueront à fondre, entraînant une diminution de l’alimentation des centrales hydroélectriques. Le niveau de la mer devrait lui monter de 1,2 mètre d’ici à la fin du siècle, soit plus du double que les 59 centimètres maximum annoncés par le GIEC, tandis que les régions riveraines de la mer Méditerranée endureront un nombre croissant de longues sécheresses.

En Belgique aussi
La Belgique ne devrait pas être épargnée. Le nombre et l’intensité des cyclones au large des Iles britanniques et en mer du Nord devraient s’intensifier et provoquer une accélération de la vitesse des vents et une hausse des pertes liées aux tempêtes en Europe occidentale et centrale.

Les concentrations d’ozone dans l’atmosphère augmenteront en été, surtout en Belgique, en Allemagne, en Angleterre et en France, tout comme le niveau annuel maximal des pluies, avec à la clé des risques accrus d’inondations.

Changements radicaux
La rapidité du réchauffement empêchera les espèces marines locales, tant végétales qu’animales, de s’adapter, entraînant d’importants changements dans l’écosystème marin. Ainsi, relève le WWF, les écosystèmes en mers du Nord et Baltique connaîtront les plus hautes températures rencontrées depuis le début des mesures.

Face à ces constats alarmants, le Fonds mondial pour la nature demande à l’Union européenne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 30% d’ici à 2020, par rapport à 1990, au lieu des 20% visés, qui « sont tout à fait insuffisants », selon le Pr van Ypersele.

(continue)

20/10/08 00h28

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.