LES FAITS MARQUANTS DES CRIC 7 ET CST S-1 DE LA CLD (BNT / IISD)

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BNT Vol. 4 No. 215 – CRIC 7 de la CNULD y Primera Sesión Extraordinaria del CCT (Desertificación) – Edición #7

Volume 4 Numéro 215 – Mercredi 12 novembre 2008

LES FAITS MARQUANTS DES CRIC 7 ET CST S-1 DE LA CLD

MARDI 11 NOVEMBRE 2008

La CRIC 7 a examiné les programmes biennaux du CRIC et du CST, la structure des futures réunions du CRIC et la contribution de la CST S-1 au CRIC. Un groupe de contact s’est réuni dans l’après-midi et dans la soirée pour examiner les programmes de travail des organes de la Convention

COMITE CHARGE DE L’EXAMEN DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA CONVENTION

EXAMEN DES PLANS DE TRAVAIL DES ORGANES DE LA CONVENTION: Les parties ont poursuivi leurs discussions, commencées le lundi 10 novembre, sur les plans de travail du CRIC et du CST. Le Tchad, au nom du GROUPE AFRICAIN, a mis en exergue la complémentarité opérationnelle entre les plans de travail des organes de la Convention. Les ETATS-UNIS ont appelé à l’élaboration d’indicateurs appropriés et quantifiables pour les Objectifs opérationnels et ont précisé que la différence entre lignes de base et points de référence devrait être éclaircie. Myanmar, au nom du GROUPE ASIATIQUE, a suggéré de faire en sorte que les aspects techniques des plans de travail soient plus compréhensibles.

(continue)

EXAMEN DE LA STRUCTURE DES REUNIONS FUTURES DU CRIC: Le Secrétariat a introduit les options offertes pour la future structure des réunions du CRIC (ICCD/CRIC(7)/4). L’intervenant a proposé que les indicateurs de performance soient revus tous les deux ans et les indicateurs d’impact, tous les quatre ans. Le Tchad, au nom du GROUPE AFRICAIN, a fait part de son appui à la structure proposée.

Le Chili, au nom du GRULAC, et la Géorgie, au nom de l’ECE, ont plaidé pour le traitement de toutes les régions sans outre délai, assorti d’une évaluation de la mise en application de la Stratégie, tous les deux ans, et de la Convention, à travers les profils et indicateurs d’impact applicables à la désertification, à l’érosion des sols et à la sécheresse, tous les quatre ans. L’UE a exprimé sa préférence: pour la tenue de réunions intersessions du CRIC dans un style de forum d’apprentissage; pour des sessions du CRIC tenues durant celles de la CdP, consacrées à l’évaluation de la mise en application et assorties de rapports annuels sur l’état d’avancement des Objectifs opérationnels et de la communication des données, et de rapports quadriennaux sur l’état d’avancement des Objectifs stratégiques; et pour des réunions, tenues durant les intersessions du CRIC, focalisées sur les Objectifs stratégiques. Le BRESIL a proposé: que des réunions de coordination régionales précèdent les réunions du CRIC; que le CRIC procède à l’évaluation de la mise en œuvre de la CLD et du fonctionnement de ses organes; et que deux des cinq segments du CRIC soient consacrés à l’évaluation de la performance nationale. Les ETATS-UNIS ont suggéré que les futures sessions du CRIC focalisent sur la Stratégie et que les indicateurs soient réexaminés tous les quatre ans, et ont apporté leur appui à la structure du CRIC, mais avec une revue des indicateurs globaux ajoutés.  La représentante a précisé que différents indicateurs seraient réexaminés dans quatre ans, mais que les mêmes indicateurs seraient évalués pour l’ensemble des organes et parties de la CLD, au cours de chaque session d’évaluation.

(continue)

EXAMEN DE LA CONTRIBUTION DE LA CST S-1 :

Le président du CST, Dar, a présenté l’avis émanant du CST à l’intention du CRIC, concernant la meilleure manière de mesurer les progrès accomplis dans les Objectifs stratégiques 1, 2 et 3 (ICCD/CST (S-1)/5/Add.1).

L’UE a déclaré que le document requiert une application urgente et qu’il devrait indiquer qui doit le mettre en œuvre et suivant quel calendrier. ISRAËL a déclaré que la sélection des indicateurs devrait viser la détermination des indicateurs optimaux, mais peut ne pas satisfaire tous les critères identifiés dans le document. Le VIETNAM a mis en garde contre l’adoption d’indicateurs qui sont utilisés par de multiples entités mais qui sont définis différemment par chacune d’elles, et a encouragé l’adoption des indicateurs les plus appropriés pour la Convention. Le PAKISTAN a demandé au Secrétariat d’examiner les travaux régionaux effectué sur l’élaboration des indicateurs.

Le BURKINA FASO a encouragé le Bureau et le Secrétariat à établir des systèmes visant à promouvoir les correspondants des sciences et technologies et, avec l’INDE, a souhaité avoir des éclaircissements sur la manière de les désigner. L’INDE a demandé si la coopération recommandée Nord-Sud et Sud-Sud devait se produire dans le cadre du CST ou sur une base bilatérale.

Le G-77/CHINE a déclaré que les réunions régionales devraient être financées par le budget central du Secrétariat, et a appelé le MM à s’assurer que des fonds soient mis à disposition pour la couverture de la pleine participation de l’ensemble des régions aux réunions du CST. La représentante a également demandé de mettre des fonds à disposition des régions, pour l’élaboration des lignes de base et des situations initiales nationales, à titre de contribution aux travaux du CST sur les états de référence. L’ARGENTINE a déclaré qu’il est utile d’établir un premier objectif lors du choix des indicateurs, et a mis en relief l’amélioration des capacités et l’harmonisation du processus.

Le Chili, au nom du GRULAC, a souligné l’importance du renforcement des capacités aux niveaux mondial, régional et national. La GUINEE a déclaré que les correspondants des sciences et technologies doivent être dotés des moyens appropriés pour la conduite de leur mission. L’EQUATEUR a suggéré que le CST mène une étude approfondie sur les indicateurs qui existent déjà dans les régions. Le JAPON a demandé que les mesures à moyen terme énumérées dans le document consacré à l’avis du CST sur la mesure des progrès accomplis, soient spécifiées de manière détaillée (ICCD/CST(S-1)/5/Add.1). Le SOUDAN a proposé: des amendements textuels mettant en exergue l’utilisation “des indicateurs directement appropriés disponibles”; que les efforts visent à l’engendrement de nouvelles données et informations fondées sur la recherche scientifique, biophysique et socioéconomique; et une focalisation sur le niveau national.

En réponse aux observations avancées, le président du CST, Dar, a donné un aperçu du processus à suivre pour l’harmonisation des indicateurs et sur les contributions additionnelles à intégrer dans les recommandations devant être soumises à la CdP 9. Il a souligné que, toutefois, la mise en application allait dépendre de la disponibilité des ressources. La plénière a été ajournée tôt pour que le service de traduction simultanée puisse être mis à la disposition du groupe de contact sur les programmes de travail des organes de la Convention.

GROUPE DE CONTACT 1

Présidé par Maria Mbengashe (Afrique du Sud), un groupe de contact sur les programmes de travail des organes de la CLD s’est réuni après la plénière et s’est poursuivi jusqu’à 21h00. Le Groupe a convenu de mener ses travaux de manière fondée sur le mandat et attributions proposés par le Secrétariat, et a entamé l’examen du projet de document révisé contenant une partie du rapport du CRIC à l’intention de la CdP 9. Le Groupe a considéré le texte traitant du cadre programmatique, articulé en six sous chapitres: les recommandations générales, le CST, le CRIC, le MM, le Secrétariat et le PTC des Secrétariat et du MM. Le Groupe a mené, ad referendum, une première lecture, paragraphe par paragraphe, des trois premiers sous-chapitres.

Le débat principal a porté sur le point de savoir s’il fallait attribuer à “quelques” parties, des références particulières sur lesquelles les divergences de vue n’ont pas pu être conciliées, certains participants exprimant des réserves que cela risquait d’afficher une absence de consensus. Parmi ces références, il y a lieu de citer la mobilisation des ressources pour l’évaluation du MM par l’UCI, le soutien à l’approche de gestion fondée sur les ressources et aux unités de coordination régionales, et les réserves exprimées au sujet de l’adéquation des ressources financières destinées à la mise en œuvre. Le Groupe se réunira de nouveau, mercredi, pour examiner le reste des sous-chapitres et procéder à une seconde lecture de la révision de texte.

DANS LES COULOIRS

Au moment où les délégués présentaient leurs déclarations officielles dans la salle plénière de la CRIC 7, une activité se déroulait sur un certain nombre de fronts dans d’autres salles de réunion. Les consultations menées ces quelques derniers jours, impliquant le Bureau du CST et les correspondants des sciences et technologies, ont abouti, croit-on savoir, à l’élaboration d’un projet de questionnaire pour la sollicitation de données concernant les indicateurs qui sont actuellement utilisés dans les pays, assortis d’un calendrier pour la collecte et le collationnement des ces données, à temps pour être examinées par la CdP 9.

En attendant, des groupes de travail issus de chacune des annexes régionales se sont réunis pour échanger leurs vues sur la question des mécanismes de coordination régionale, en préparation des rapports que la CdP 8 leur a demandé d’élaborer sur ces mécanismes éventuels. Certaines régions ont indiqué qu’elles se rapprochaient d’un accord sur leur proposition et qu’elles ont maintenant à examiner le point de savoir si un consultant ou un membre de l’annexe régionale doit élaborer les attributions de ces mécanismes.

LANCEMENT DE LAND-L ANNOUNCEMENT LIST: L’Institut international du développement durable, en coopération avec le Secrétariat de la CLD, a le plaisir d’annoncer le lancement de LAND-L announcement list. Pour votre inscription à LAND-L, consulter http://www.iisd.ca/email/subscribe.htm

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.