Sénégal : Les variétés culturales traditionnelles prisées (Google / Le Quotidien.sn)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

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ADAPTATION – Les variétés culturales traditionnelles prisées

04-12-2008 La sécheresse des années 70 avait eu pour effet l’introduction de nouvelles variétés dans l’agriculture sénégalaise. Cela a eu pour conséquence, la disparition de variétés traditionnelles, qui ont été plus ou moins abandonnées et une perte de diversité des cultures. Or, ces dernières ont prouvé leurs capacités d’adaptation.

Par S. KANE

Les changements climatiques, on en parle souvent en termes d’évolution de la température et de la pluviométrie qui sont des paramètres importants pour l’agriculture. Mais il existe d’autres critères qui sont, également, importants et qui ne sont pas toujours pris en compte. Il s’agit, comme l’explique M. Mbaye Diop, du Laboratoire d’étude et de recherche sur la géomantique, «de la durée de la saison des pluies». Au Sénégal, 96% des plantes qui sont cultivées dépendent de la pluie. Il est donc important de prendre en compte le facteur pluviométrie quand on parle de changements climatiques, pour l’agriculture. «Mais il est tout aussi important de considérer le paramètre durée de la saison des pluies», ajoute-t-il. C’était en marge de l’atelier portant sur les changements climatiques, sécurité alimentaire et développement humain.

«En regardant le contexte du climat du Sénégal, tout le monde a constaté que la pluie a pratiquement régressé à partir de la fin des années 60. Et cette longue sécheresse a été unique en Afrique de l’Ouest. Cela a porté  un véritable coup à la production et à la productivité agricole.» Pour pallier cela, la recherche, à partir des années 70, avait réagi, notamment l’Isra, en mettant en place des variétés améliorées, pour lutter contre le déficit pluviométrique. Ensuite l’Etat a lancé une campagne de vulgarisation de ces produits auprès des producteurs pour ces variétés dites améliorées, résistantes à la sécheresse à travers les structures d’encadrement, comme la Sodeva, la Sonar etc… «Aussi, il y a eu beaucoup de variétés traditionnelles qui ont été plus ou moins abandonnées ou du moins, passées au second plan, par rapport à ces variétés nouvelles.» C’est le cas du mil, mais aussi de l’arachide avec l’entrée de beaucoup de variétés entre 1968 et 1974. «Ce qui fait qu’avec la pression des structures d’encadrement, on a eu une perte de diversité de variétés traditionnelles. Et cela pose problème de nos jours.»

Mais aussi, il y a un risque de disparition de certaines cultures, avec la baisse des récoltes. Si on regarde la distribution spatiale de la saison des pluies, il y a trois zones : au nord, au centre et au sud. Au nord, la durée de la saison des pluies varie entre 70 et 85 jours au maximum. Au centre, la durée est de 90 à 110. Et au sud, entre 130 et 140 jours. Selon M. Diop, «dans la partie Nord, on avait l’habitude de cultiver l’arachide, la 55-437 qui a un cycle de 90 jours qui peut connaître un risque de stress hydrique, si elle est cultivée encore de nos jours. La saison étant de 85 jours, donc cette espèce cultivée dans cette partie du Sénégal pourrait être confronté à un problème d’alimentation en eau». Il va y avoir des baisses de rendement important.


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Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.