La crise financière et l’alimentation mondiale (Willem)

Je comprends totalement la légimité de l’appel du PAM, décrit dans le message précédent :

« Le Programme alimentaire mondial <« http://www.wfp.org/english/« >(PAM) a appelé les Etats Membres à allouer 1% de ce qui est proposé pour remédier à la crise financière aux besoins urgents en matière d’alimentation dans le monde. « Nous avons besoin d’un signal fort pour faire renaître l’espoir de la possibilité de mettre en place un ensemble de mesures d’assistance aux populations », a dit Josette Sheeran, directrice exécutive du PAM, lors d’une visite à New Delhi (Inde). « Tandis qu’on s’occupe de Wall Street et de l’homme de la rue, on ne peut pas oublier les endroits où il n’y a même pas de rue », a-t-elle souligné. »

Je me joins à tous ceux qui soutiennent fortement les initiatives du PAM, qui « aura besoin de 5,2 milliards de dollars en 2009 pour nourrir les plus affamés, soit près de 100 millions d’être humains ».

Néanmoins, je me vois obligé de répéter qu’une des meilleures méthodes ou stratégies pour répondre aux besoins urgents en matière de l’alimentation dans le monde, réside dans l’installation de petits jardins potagers pour chaque famille.

Camp de Smara (Tindouf, Algérie) - Petit jardin de famille avec serre de protection pour les tomates et les courgettes.  Divers légumes à l'extérieur.
2008-12 : Camp de Smara (Tindouf, Algérie) - Petit jardin de famille avec serre de protection pour les tomates et les courgettes. Divers légumes à l'extérieur.

Il va de soi qu’il y a des situations d’urgence où le PAM se voit obligé de prendre des mesures pour remédier à une famine qui se déclare.  Mais il faut aussi reconnaitre que le combat contre la malnutrition des enfants, ou même de toute une population comme celle dans des camps de réfugiés, ne peut pas être gagné par le seul apport de vivres, même si cela se produit à des intervals réguliers, p.ex. tous les mois.

Camp de Smara - Carottes, betteraves rouges et petits pois poussant d'une façon magnifique dans le sable du Sahara
2008-12 : Camp de Smara - Carottes, betteraves rouges, aubergines et petits pois poussant d'une façon magnifique dans le sable du Sahara

Non, il faut plutôt s’attaquer aux causes de la malnutrition et c’est là que la production locale de légumes et fruits frais est nécessaire.  C’est là que les jardins de famille deviennent indispensables.  UNICEF ALGERIE l’a prouvé en une période de deux ans dans les camps des réfugiés Sahraouis au S.W. de l’Algérie, en plein désert Sahara.  Pourquoi ne pas l’appliquer dans d’autres régions et d’autres circonstances ?

les offrir la possibilité de cultiver leur nourriture fraîche eux-mêmes
2008-12 : Camp de Smara - La meilleure façon d'aider ceux qui ont faim : les offrir la possibilité de cultiver leur nourriture fraîche eux-mêmes

Ce qui y a été réalisé mérite d’être multiplié à une échelle beaucoup plus grande, même à l’échelle mondiale.

Camp de Smara - Au lieu d'attendre "le pannier alimentaire" du PAM, pourquoi ne pas couper chaque jour sa courgette pleine de vitamines ?
2008-12 : Camp de Smara - Au lieu d'attendre "le pannier alimentaire" du PAM, pourquoi ne pas couper chaque jour sa courgette pleine de vitamines ?

Qu’il serait bon de pouvoir discuter avec les responsables du PAM ces possibilités énormes pour changer l’image de la faim !  Nous sommes disponibles pour des informations générales, scientifiques et techniques.  Gouttons ensemble la fraîcheur des « zucchinis » chez les Sahraouis !

Prof. Dr. Willem Van Cotthem
Membre du CST/UNCCD

Beeweg 36
B9080 ZAFFELARE (Belgique)
Email : willem.vancotthem@gmail.com

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.