Argentine : état d’urgence agricole suite à la sécheresse (Google / Le Blog Finance)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.leblogfinance.com/2009/01/argentine-tat-d.html

Argentine : état d’urgence agricole suite à la sécheresse

Important impact à prévoir sur le marché à terme de Chicago, et plus particulièrement sur les cours du soja, blé et maïs. Le gouvernement argentin a décrété lundi l’état d’urgence agricole dans les zones fortement affectées par une sécheresse historique. Les mesures annoncées devraient permettre d’exonérer les agriculteurs concernés du paiement d’impôts durant un an. Le gouvernement devrait également renoncer à percevoir certaines taxes d’un montant de quelque 57 millions de dollars. Cette mesure était réclamée à corps et à cris par les producteurs agricoles, ces derniers ayant du faire face à d’importantes difficultés financières consécutives à une sécheresse dévastatrice. La perte de quelque 1,8 million de têtes de bétail privées de pâturage est ainsi à déplorer tandis plus de 50% des semis de blé et de maïs ont été dévastés. La sécheresse qui sévit actuellement est la pire de ces cinq dernières années. Le territoire touché est grand comme cinq fois la Belgique, soit quelque 150.000 km2 répartis entre les provinces de Santa Fe et Entre Rios. Dans ces zones, il a plu seulement 40% de la moyenne annuelle en 2008. Le manque d’eau menace aussi les récoltes de soja, principale culture du pays.

Selon le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis, l’Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d’huile de soja et quatrième de blé, deuxième de maïs et troisième de grains de soja.

Selon des estimations, les pertes générées par la sécheresse atteignent quatre milliards de dollars, tandis que l’Etat devrait subir une baisse de ses rentrées fiscales de l’ordre de 1,88 milliard de dollars.

A la mi-janvier, les Etats-Unis avaient d’ores et déjà revu à la baisse la production argentine de soja pour 2008/2009 à 49,5 millions de tonnes au lieu des 50,5 millions prévus.

(continue)

Par Elisabeth Studer le 27 janvier 2009

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.