L’ANNUAIRE 2009 DU PNUE PLAIDE EN FAVEUR D’UNE ÉCONOMIE VERTE (UNNews)

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L’ANNUAIRE 2009 DU PNUE PLAIDE EN FAVEUR D’UNE ÉCONOMIE VERTE

New York, Feb 18 2009  5:00PM

L’Annuaire 2009 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), lancé cette semaine lors d’une rencontre internationale des ministres de l’environnement à Nairobi, souligne l’importance de mettre en oeuvre un « New Deal » écologique mondial et l’urgence d’une transition vers une économie verte, faible en carbone et plus économe en ressources.

L’Annuaire, compilé à la demande du Conseil d’administration du PNUE, présente des faits solides et des tendances alarmantes, mais souligne aussi certaines des idées novatrices et transformatrices actuellement pilotées dans les pays développés et dans ceux en développement, indique un <« http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=562&ArticleID=6080&l=fr »>communiqué.

« L’Annuaire rappelle à la communauté internationale pourquoi il est urgent de passer à une économie verte ; des dégagements de méthane en Arctique à la réduction des terres agricoles utilisables, » a déclaré le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

« Mais de manière optimiste, il mentionne la force des politiques positives : de la façon dont un édifice en Afrique se refroidit passivement en imitant une termitière, en passant par la symbiose industrielle présente dans certaines villes pionnières, qui font cohabiter sur un même site des entreprises et des usines, pour recycler et réutiliser les déchets comme matière première, ce qui permet d’économiser nos ressources naturelles limitées, ainsi que des millions de dollars et la planète », a-t-il ajouté.

Parmi les faits marquants contenus dans l’Annuaire, on note que la population mondiale génère plus de deux milliards de tonnes de déchets par an et que tous les jours, une personne dans un pays développé jette environ 1,4 kg de déchets solides, même si la tendance est à la baisse, sans doute grâce à la minimisation des déchets et au recyclage.

Les pays en développement, particulièrement ceux dont l’économie croît rapidement, produisent de plus en plus de déchets. Si les tendances se maintiennent, d’ici à 2030, la Chine devrait générer annuellement 500 millions de tonnes de déchets solides, et l’Inde environ 250 millions de tonnes.

Il y a des avancées positives au sein du secteur du bâtiment et de la construction, et pas des moindres dans le domaine de l’efficacité énergétique, dont les améliorations visent à réduire de 30 à 40% les émissions mondiales de gaz à effet de serre dans l’environnement bâti.

L’annuaire souligne comment l’imitation de la nature, le biomimétisme, offre des solutions fascinantes. L’immeuble Eastgate, à Harare au Zimbabwe, possède un système de refroidissement solaire passif imitant une termitière.

Composé de bureaux, de boutiques et d’un parc de stationnement, le bâtiment dépense en moyenne 90 pour cent moins d’énergie qu’une structure comparable : une économie de 3,5 millions de dollars depuis son ouverture dans les années 1990.
La « substitution de matières » est maintenant un domaine de recherche prisé partout dans le monde et c’est à qui produira en premier du ciment et du béton à des températures inférieures à 1000 degrés Celsius.

L’écologie industrielle a aussi donné naissance au néologisme « dématérialisation ». On peut simplement expliquer la  » dématérialisation  » en donnant l’exemple du consommateur qui demande des emballages réduits. Un producteur de coton non blanchi, qui utilise moins de ressources, pourrait même demander un prix plus élevé et très certainement augmenter sa marge de profit.

Dans le domaine des transports, on apprend que ce dernier est responsable de plus de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2005, la flotte mondiale était estimée à 650 millions de véhicules routiers ; on prévoit que ce nombre aura doublé en 2030.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.