Le puits de carbone de l’Amazonie menacé par les sécheresses (Google / Spectro Sciences)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve718

Le puits de carbone de l’Amazonie menacé par les sécheresses

Publié le mercredi 11 mars 2009.  Communiqués de presse CIRAD

L’Amazonie est étonnamment sensible à la sécheresse, selon une nouvelle étude menée au cœur de cette forêt tropicale humide, la plus grande du monde. Cette étude, publiée le 6 mars 2009 dans la revue Science, met en évidence pour la première fois les preuves que l’accentuation récente des sécheresses provoque des baisses massives de la réserve de carbone dans les forêts tropicales, notamment du fait de la mortalité des arbres. Ces résultats sont le fruit de travaux coordonnés par Oliver Phillips de l’université de Leeds (UK) et menés avec ses collègues de 14 pays au sein du réseau de recherche RAINFOR auquel participent pour la France, le Cirad, l’INRA et le CNRS.

Les impacts de la sécheresse intervenue en 2005 dans la région amazonienne ont permis aux scientifiques d’entrevoir ce qui pourrait arriver dans l’avenir si la saison sèche amazonienne devenait de plus en plus chaude et intense. Afin de calculer les changements en termes de stockage de carbone, les 68 scientifiques impliqués dans l’étude [1] ont examiné plus de 100 sites forestiers sur une zone de plus de 600 millions d’hectares de l’Amazonie, depuis le Brésil jusqu’à l’Equateur, en passant par la Guyane Française. Ils ont utilisé des données de croissance de plus de 100 000 arbres, enregistrées depuis 30 ans, et étudié les mortalités et les nouvelles pousses.

Leurs résultats montrent que la sécheresse de 2005 a provoqué une inversion brutale des absorptions de carbone réalisées pendant des décennies. La mort des arbres s’est accélérée là où la sécheresse a le plus frappé. « Pendant des années, la région amazonienne à aidé à ralentir le réchauffement climatique. Si ce puits de carbone est amoindri, voire fonctionne à l’envers, le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère augmentera encore plus. » souligne Oliver Phillips.

(continue)

Contacts scientifiques :
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Cette actualité est un communiqué de presse du CIRAD

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.