L’EAU PEUT SOURCE DE CONFLIT ET DE RASSEMBLEMENT (UNNews)

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BAN : L’EAU PEUT ÊTRE SOURCE DE CONFLIT MAIS AUSSI DE RASSEMBLEMENT

New York, Mar 20 2009  2:00PM

Bien que l’eau puisse être à l’origine de conflits entre États et entre populations, l’histoire montre que c’est l’inverse qui se produit, déclare le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale sur l’eau, rappelant que la réaction la plus courante face aux besoins concurrents en eau est la coopération –; et non pas le conflit.

« L’eau est notre ressource naturelle la plus précieuse. Il faut plus que jamais veiller, ensemble, à l’utiliser à bon escient », dit le Secrétaire général dans un message à l’occasion de la < » http://www.unwater.org/worldwaterday/flashindex.html « >Journée.

Tandis que la consommation en eau douce de la population mondiale, toujours plus nombreuse, augmente, les changements climatiques entraînent une raréfaction de l’eau dans de nombreuses régions en raison du recul des glaciers, les précipitations sont moins prévisibles et les inondations et les sécheresses de plus en plus extrêmes.

« Il faut absolument gérer l’eau avec prudence et parvenir à un équilibre entre ses différentes utilisations », affirme le Secrétaire général.
Une grande partie des eaux de la planète, qu’elles soient souterraines ou de surface, sont partagées. Quarante pour cent de la population mondiale vit dans l’un des 263 bassins que se partagent deux pays ou plus. La possibilité que des conflits violents éclatent est une préoccupation souvent exprimée lors des discussions sur le partage de ces ressources en eau limitées.

Cette année, le thème de la Journée mondiale de l’eau, « Une eau partagée –; des occasions partagées », met l’accent sur le pouvoir unifiant des ressources en eau transfrontières.
Au moins 300 accords internationaux ont été conclus dans le monde, souvent entre des parties qui, par ailleurs, sont en désaccord. Ces accords montrent que le partage des ressources en eau peut nourrir la confiance et promouvoir la paix. La volonté politique des politiques adaptables des institutions solides et une approche associant toutes les parties nous aideront à avancer dans cette voie pour le bien de tous.
Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (< » http://www.unep.org/french/ « >PNUE), l’investissement dans les ressources en eau douce est un des piliers des efforts pour le relèvement économique mondial (voir la page du PNUE consacrée à l'< » http://www.unwater.org/worldwaterday/flashindex.html « >eau).

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (< » http://www.fao.org/index_fr.htm »>FAO) appelle pour sa part les agriculteurs à obtenir de meilleurs rendements tout en utilisant moins d’eau.

« L’avenir de l’eau est dans une agriculture plus rentable », < » http://www.fao.org/news/story/fr/item/10740/icode/ « >déclare Jacques Diouf, directeur-général de la FAO (voir la page de la FAO consacrée à l'< » http://www.fao.org/nr/water/ « >eau).

Selon lui, « les millions d’agriculteurs dans le monde, qui nous fournissent la nourriture que nous consommons, doivent être au centre de tout processus de changement. Ils ont besoin d’être encouragés et guidés pour produire davantage avec moins d’eau ».

« Cela nécessite des investissements ciblés, des mesures d’incitation et un environnement politique propice », ajoute-t-il.

L’agriculture est responsable de 70 % de tous les prélèvements d’eau douce de la planète, bien qu’il y ait de grosses différences selon le stade de développement des pays. Cela est compréhensible quand on sait que l’eau est un élément fondamental de la nourriture.

Il ne faut que deux à trois litres d’eau pour satisfaire les besoins quotidiens en eau potable d’un être humain, mais environ 3.000 litres pour obtenir de quoi nourrir une personne pendant 24 heures.

« Il incombe à l’agriculture la responsabilité première de satisfaire la demande actuelle et future de nourriture, mais aussi de gérer les impacts de la production sur l’environnement », souligne M. Diouf.

La faim croissante dans le monde, avec près d’un milliard d’êtres humains (soit 15% de la population mondiale) n’ayant pas assez à manger, pourrait s’aggraver si « des décisions courageuses ne sont pas prises et des mesures concrètes ne sont pas mises en place d’urgence ».

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.