250 millions de réfugiés écologiques (Google / Good Planet)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Societe/Refugies/Refugies-environnementaux/(theme)/289

250 millions de réfugiés écologiques

Selon les estimations, 50 à 500 millions de personnes pourraient migrer d’ici à 2050 sous l’effet des inondations, de la dégradation des sols, des catastrophes naturelles, de la déforestation, de la construction de grands barrages ou d’accidents industriels. Pourtant, le statut de ces personnes, appelées aussi réfugiés de l’environnement ou éco-réfugiés, n’est pas encore reconnu dans le droit international.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) définit les réfugiés environnementaux comme des «personnes forcées à quitter leurs habitations d’une façon temporaire ou permanente, à cause d’une dégradation nette de leur environnement (d’origine humaine ou naturelle) qui bouleverse gravement leur cadre de vie et/ou qui déséquilibre sérieusement leur qualité de vie».

Historique

D’ores et déjà, des millions de personnes ont été déplacées pour des raisons liées à l’environnement. Les inondations de 1998 en Chine ont donné lieu à des millions de sans abris, la catastrophe de Tchernobyl a occasionné le déplacement de plus de 100 000 personnes. Les sécheresses d’Afrique ont fait fuir des centaines de milliers de personnes dans les pays voisins. Les barrages représentent une cause importante de déplacement : on estime que 40 à 80 millions de personnes ont été déplacées par la création des réservoirs depuis les dernières cinquante années et plus d’un million par le barrage des Trois-Gorges en Chine [voir fiche barrages].

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Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.