Le Cilss préconise de gérer au mieux le peu d’eau (Google / Le Soleil)

Lu au site : Alerte Google – désertification

http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=47779

DÉFICIT PLUVIOMÉTRIQUE EN VUE : Le Cilss préconise de gérer au mieux le peu d’eau

La pluviométrie sera déficitaire en 2009. C’est ce qui ressort de la réunion restreinte du dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest qui se tient à Dakar, du 10 au 12 juin 2009. D’où la campagne de sensibilisation du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) sur les mesures pour optimiser les quantités d’eaux qui vont tomber.

L’avis de la météorologie nationale sur le déficit pluviométrique en 2009 vient d’être confirmé par le Cilss. Selon le Secrétaire exécutif de cette organisation, le professeur Alhouseini Bretaudeau, l’année 2009 sera moins pluvieuse dans toute l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi l’instance sous-régionale a entrepris une série de conférences tournantes pour informer les gouvernants et les acteurs du monde rural sur les mesures à prendre. C’est dans ce sens que se tient à Dakar la réunion restreinte du dispositif régional de prévention et de gestion des crises alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest, du 10 au 12 juin courant.

« L’année 2009 n’est pas réjouissante. De grandes pluies ne sont pas attendues, mais elle n’est pas non plus alarmante », a dit M. Bretaudeau selon qui « il faut s’armer de tous les outils mis à notre disposition pour optimiser les cultures ». Le Secrétaire exécutif du Cilss estime que « les techniques et pratiques culturales doivent être renforcées pour l’utilisation des variétés adaptées à la sécheresse » : « utiliser les cultures moins exigeantes en eau et « penser à la contre saison » grâce à la multiplication des bassins de rétention qui captent les eaux de pluies et de ruissellement. De l’avis de Brahima Sidibé, le chef du département information et recherche du centre Agrhymet, grâce à ses explications sur les prévisions météorologiques et ses recommandations, le Cilss a permis d’éviter des crises alimentaires majeures dans la sous-région ; cela depuis 1998, date à laquelle il a commencé ces campagnes.

(continue)

Aly DIOUF

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.