G8 : IL FAUT ASSURER LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE POUR GARANTIR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ (UNNews)

G8 : IL FAUT ASSURER LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE POUR GARANTIR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ – BAN

New York, Jul 10 2009  2:00PM

« Les prix alimentaires mondiaux ont baissé, mais demeurent encore élevés dans de nombreux pays en développement. Et la situation ne fait qu’;empirer avec la volatilité des marchés, les effets des changements climatiques et la baisse des revenus », a déclaré vendredi le Secrétaire général de l’;ONU, Ban Ki-moon, en appelant à aider ceux qui souffrent de faim, afin d’;assurer un avenir meilleur, stable et pacifique pour tous.

M. Ban qui s’;adressait aux dirigeants du G8, à L’;Aquila, en Italie, au cours de discussions sur la sécurité alimentaire, a constaté que  « de plus en plus, les dirigeants du monde comprennent qu’;il est de notre responsabilité de veiller à ce que chaque personne sur terre ait suffisamment de nourriture », particulièrement au moment où le nombre de personnes souffrant de faim chronique a atteint le milliard d’;individus. Un chiffre jamais atteint auparavant.

« Nous devons faire plus, plus vite. La crise alimentaire touche en permanence des millions d’;enfants qui ont besoin de notre aide », a dit Ban Ki-moon. Il ne s’;agit pas uniquement de soulager la souffrance humaine, mais aussi d’;assurer la paix et la stabilité. Et pour y arriver, le Secrétaire général estime, entre autres, qu’;il faut « appuyer les stratégies nationales de sécurité alimentaire, à travers les institutions régionales » et s’;assurer que « les pays ont le soutien financier dont ils ont besoin ».

Le Sommet du G8 a décidé de mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans pour une stratégie globale axée sur le développement agricole durable. Le directeur général de l’;Organisation des Nations Unies pour l’;alimentation et l’;agriculture (< » http://www.fao.org/index_fr.htm »>FAO), Jacques Diouf, a salué  cette initiative, la qualifiant de « changement de politique encourageant en faveur des pauvres et des affamés ».

S’;adressant au G8, M. Diouf a part ailleurs exhorté la communauté internationale des bailleurs de fonds à consacrer à l’;agriculture « le plus tôt possible » 17% de l’;aide publique au développement, rappelant que tel était le niveau des investissements qui avait permis de sauver le monde de la grave famine qui se profilait à l’;horizon en Asie et en Amérique latine dans les années 1970.

« Les chefs d’;Etat devront faire plus s’;ils veulent aider les  millions d’;êtres humains qui souffrent de faims aujourd’;hui », a de son côté déclaré le rapporteur spécial de l’;ONU pour le droit à l’;alimentation,  Olivier de Schutter.

« Améliorer la sécurité alimentaire pour les plus groupes les plus vulnérables est non seulement un impératif moral et une obligation contraignante du droit international des droits de l’;homme, mais aussi, une priorité  économique pour faire face à  la crise actuelle », a-t-il ajouté.

S’;exprimant sur l’;engagement du G8, Kanayo F. Nwanze, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) a déclaré que les dirigeants de la planète avaient  approuvé « une concrète et vaste initiative et reconnu que la sécurité alimentaire avait deux dimensions: l’;aide alimentaire pour les situations critiques et l’;investissement soutenu dans l’;agriculture pour briser le cycle de la pauvreté ».
Jul 10 2009  2:00PM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.