Kenya : Une sécheresse dévastatrice (Google / Global Vision)

Lu au site : Alerte Google – sécheresse

http://fr.globalvoicesonline.org/2009/07/21/15355/

Kenya : Une sécheresse dévastatrice aggrave le conflict homme-faune

2009-07-21 @ 12:17 EDT · Billet en anglais publié par Samuel Maina

Traduit par Spartacus · Voir le billet en anglais

Le Kenya vit la plus dure  sécheresse qu’il ait connue depuis plus d’un décennie selon le Ministère de la météorologie du pays. Cette sécheresse est ressentie à travers tout le pays, mais elle est plus visible dans la communauté des Maasaï dont la première source de survie est le bétail.

En danger de perdre leur précieux bétail, les Maasaï, une communauté traditionnellement nomade vivant dans le sud du Kenya et dans le nord de la Tanzanie, amènent leur bétail dans des zones sauvages – et même dans les villes – à la recherche de pâturage. Ceci a aggravé le conflit homme-faune puisque ces vaches affaiblies deviennent la proie des lions et d’autres prédateurs.

Le blog Lion Guardians rapporte [en anglais, comme tous les blogs cités] qu’il n’y a pas eu de vraie pluie depuis deux ans.

La sécheresse s’aggrave de jour en jour. Il n’a pas vraiment plu depuis deux ans d’afilée, et la communauté Maasaï d’éleveurs qui habite le ranch communautaire [Mbirikani] a amené son bétail vers trois directions différentes à la recherche de meilleur pâturage. Les vaches deviennent de plus en plus maigres et beaucoup d’entre elles meurent.

Predator Aware, un groupe qui travaille pour la conservation des prédateurs,  rapporte aussi des situations terribles dans les forêts du Masai Mara et les ranchs de Siana dans la partie sud du Kenya. Sur le blog Predator Aware, ils racontent :

Le Maasai Mara et le Siana en particulier sont en train de perdre tous leurs pâturages pendant que le besoin de pluie s’aggrave. Hier dans la nuit, une sorte d’orage est apparu quelque part au dessus de la réserve. Nous espérons que c’est un signe et qu’il y aura plus de pluies. Ce climat sec augmente vraiment le conflit homme-faune au moment oú la recherche d’eau continue.

Les animaux sauvages sont plus capables de s’adapter à la sécheresse, mais le bétail vit cela très mal. Les Maasaï, étant traditionnellement des éleveurs nomades, feront ce qu’ils ont déjà fait pendant des générations, qui est de déplacer leur bétail pour chercher des nouveaux pâturages. Il se trouve que les seuls endroits avec du pâturage sont des endroits protégés, comme par exemple les parcs et les réserves. Ironie du sort : les parcs du Kenya les plus connus au monde sont taillés dans des réserves traditionnelles de pâturage des Maasaï. Le blog Lion Guardians fait une description des groupes de Maasaï qui vivent tout à côté du Parc National Amboseli :

(continue)

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.