L’UNICEF LUTTE CONTRE LES EFFETS DE LA SÉCHERESSE AU NORD DU KENYA (UNNews)

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L’UNICEF LUTTE CONTRE LES EFFETS DE LA SÉCHERESSE AU NORD DU KENYA

New York, Apr 21 2009 11:00AM

La vie est une lutte de tous les instants pour le peuple nomade du Turkana au nord du Kenya. Cette région, vaste, reculée et appauvrie, souffre d’;une grave sécheresse depuis quelques années, explique le Fonds des Nations Unies pour l’;enfance (<« http://www.unicef.org/french/index.php« >UNICEF).

Face à cette situation, l’;agence des Nations Unies est intervenue, avec l’;Office d’;aide humanitaire de la Commission européenne, connue aussi sous le nom d’;ECHO, pour atténuer l’;impact de la sécheresse sur ces populations déjà fragilisées.

Nagolol Esekon a amené sa fille Narutom jusqu’;au centre de soins de l’;African Inland Church à Lokichoggio, situé à environ 30 km de la frontière soudanaise. La clinique, soutenue par l’;UNICEF, travaille sous les auspices du programme de nutrition des Samaritains du district de Turkana.

Narutom vomit et souffre de diarrhée. Le personnel médical a diagnostiqué une malnutrition compliquée par le paludisme. On l’;a vaccinée, on lui a donné des comprimés de vitamine A et on l’;a placée dans un programme d’;alimentation complémentaire prévu pour les enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition légère.

Narutom est une des 30.000 femmes et enfants que le dispensaire a soignés au centre depuis son ouverture en 2006.

« Nous accueillons des nourrissons souffrant de malnutrition modérée ou grave, ainsi que ceux présentant des signes d’;anémie, d’;hypoglycémie, ceux qui n’;ont pas envie de manger ou qui présentent des oedèmes, » explique la nutritionniste de la clinique Vicki Jerop Binott. « Ils sont affectés par la pénurie alimentaire. Ils devraient être soignés. La plupart meurent de faim ».

Grâce au soutien de l’;ECHO, l’;UNICEF dispose des toutes dernières informations sur les zones les plus touchées et peut intervenir rapidement et efficacement lorsqu’;une nouvelle crise surgit  – comme par exemple la grave sécheresse de 2008.

Une réponse rapide est indispensable car le développement d’;un enfant qui ne recevrait pas l’;aide nécessaire en temps voulu, risque d’;être compromis.
Il n’;y aura pas de conséquences à long terme pour la petite Narutom. Après avoir bien progressé à la clinique, elle peut rentrer chez elle avec sa maman, qui est ravie du changement extraordinaire qu’;elle a vu en seulement quelques jours
On a donné à sa maman du porridge enrichi pour Narutom, ainsi que quelques conseils pour le préparer. Bien qu’;elle continue de s’;inquiéter sur sa capacité à fournir à sa famille ce qui lui faut avec le peu d’;argent qu’;elle gagne en vendant du bois de chauffage, elle sait que Narutom continuera de recevoir de l’;aide dans le cadre des soins de santé pour les patients ambulatoires. « Nous prendrons soin d’;elle », assure Mlle Binott.

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.