PAYS RICHES ET PAUVRES À S’ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (UNNews)

BAN APPELLE PAYS RICHES ET PAUVRES À S’;ADAPTER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

New York, Jul 27 2009 11:00AM

Le Secrétaire général de l’;ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi, dans un discours à Ulaanbaatar, en Mongolie, les pays riches et pauvres à prendre des mesures pour s’;adapter aux effets du changement climatique, soulignant que cette adaptation était un « investissement indispensable » pour l’;avenir commun.

M. Ban a estimé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’;atténuation des effets du changement climatique ne devaient être qu’;une partie de la réponse mondiale à ce problème.

« Nous devons être sérieux en ce qui concerne l’;adaptation et nous devons agir maintenant. L’;adaptation est à la fois une nécessité pratique et un impératif moral », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a souligné que les principales victimes des effets du changement climatique sont celles qui ne peuvent pas se le permettre financièrement ou qui ont contribué le moins à ce problème, tels que les citoyens des pays en développement sans accès à la mer comme la Mongolie, où la désertification et les conditions climatiques extrêmes sont en augmentation.

« Les déserts qui s’;étendent étouffent les moyens d’;existence et modes de vie. La dégradation des pâturages affecte directement l’;économie et la culture de la Mongolie. Et vous n’;êtes pas les seuls. Vous faites partie d’;un tiers de la population du monde –; 2 milliards de personnes –; qui sont des victimes potentielles de la désertification », a-t-il dit.

M. Ban a déclaré que tout accord sur le changement climatique lors des pourparlers mondiaux à Copenhague, au Danemark, en décembre devait inclure des dispositions sur l’;assistance fournie par les pays riches aux pays vulnérables et pauvres pour s’;adapter.

« Des milliards d’;aide publique seront nécessaires. Il faut de l’;argent frais, pas seulement de l’;assistance au développement présentée sous une nouvelle forme. Nous devons investir afin de permettre à nos communautés d’;être plus résistantes et de réduire notre vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Et nous devons investir dans les écosystèmes qui subviennent à nos besoins », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a indiqué une série de mesures pratiques devant être prises, notamment la collecte de données scientifiques plus précises sur l’;impact du climat afin que les autorités nationales et locales puissent cibler les ressources là où elles peuvent être le plus efficaces.

Il a appelé à une réduction du risque de catastrophe là où c’;est possible, notant que dans des pays comme le Bangladesh, Cuba et le Viet Nam, ce type d’;investissements s’;est révélé très rentable.

Il a cité la plantation d’;arbres le long de côtes non protégées et le développement de l’;éducation et de plans d’;évacuation au niveau communautaire comme des moyens relativement peu onéreux pour réduire les risques de catastrophes.

M. Ban a aussi déclaré que le monde avait besoin de « rendre plus verts » ses efforts de développement afin que la « résistance au climat, le développement durable et la croissance basse en carbone deviennent les fondements de la prospérité future ».
Jul 27 2009 11:00AM
________________

Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.