KENYA : LE PAM LANCE UN APPEL À L’AIDE (UNNews)

KENYA : LE PAM LANCE UN APPEL À L’AIDE ALORS QUE LA SÉCHERESSE S’AGGRAVE

New York, Aug 25 2009 11:00AM

Alors que la sécheresse s’aggrave dans de nombreuses parties du Kenya et que les prix alimentaires restent élevés, le Programme alimentaire mondial <« http://www.wfp.org/english/ »>(PAM) a lancé lundi un appel auprès des donateurs pour qu’;ils octroient 230 millions de dollars afin de fournir une assistance alimentaire d’;urgence au cours des six prochains mois à 3,8 millions de Kenyans.

« Les voyants sont au rouge à travers le pays », a dit le directeur du PAM au Kenya, Burkard Oberle. « Les gens ont faim et la malnutrition touche de plus en plus de jeunes enfants, le bétail meurt. Nous sommes confrontés à un grand défi et nous appelons la communauté internationale à nous fournir les ressources dont nous avons besoin pour faire notre travail ».

Le PAM aide actuellement 2,6 millions de Kenyans touchés par la sécheresse en leur distribuant de la nourriture.

Le gouvernement kenyan aidera les 1,2 million de personnes supplémentaires touchées par la sécheresse jusqu’;à la fin octobre. Mais afin que ces 3,8 millions de personnes puissent être nourries pendant les six prochains mois, le PAM et le gouvernement kenyan ont besoin d’;un fort soutien des donateurs au cours des prochaines semaines, précise le programme des Nations Unies dans un communiqué.

« De nombreuses parties du pays ont connu trois, voire quatre, saisons des pluies consécutives qui n’;ont pas donné les précipitations escomptées et les conditions devraient se détériorer davantage au cours des prochains mois. Selon l’;évaluation du gouvernement, la principale récolte de maïs devrait être inférieure de 28% par rapport à la moyenne sur cinq ans. Les pâturages et l’;eau pour le bétail diminuent rapidement », souligne le communiqué.

Les communautés pastorales sont particulièrement touchées par la faim et la malnutrition. Alors que les prix des denrées alimentaires restent de 100 à 130% supérieurs à la normale, les prix pour leur bétail, souvent  en mauvaise condition, vont dans l’;autre direction. La vente d’;une chèvre permettait d’;acheter 90 kilos de maïs, mais maintenant il faudrait jusqu’;à quatre chèvres dans certains endroits pour acheter la même quantité de maïs.

La plupart des bergers sont forcés de migrer sur de longues distances avec leur bétail pour trouver des pâturages, laissant leurs femmes et leurs enfants sans accès à du lait, un élément essentiel de leur nourriture.
Aug 25 2009 11:00AM
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Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d’information http://www.un.org/french/newscentre/

Publié par

Willem Van Cotthem

Honorary Professor of Botany, University of Ghent (Belgium). Scientific Consultant for Desertification and Sustainable Development.